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(Unità Naziunale – Publié le 11 juin 2018 à 13h02) Aujourd’hui, s’ouvre le procès de militants nationalistes corses à Paris.

A cette occasion, les groupes politiques de la majorité territoriale Pè A Corsica à l’Assemblée de Corse, Corsica Libera et Femu A Corsica, entendent leur témoigner toute leur solidarité.

Il y a quelques jours, l’Assemblée de Corse adoptait à l’unanimité, une motion exprimant le souhait que les jugements à venir respectent la volonté d’apaisement voulue par les élus de la Corse, et plus largement par l’ensemble des composantes de notre peuple.

Ce procès, qui concerne des faits datant de 2012, ne peut, en effet, s’examiner sans tenir compte du contexte politique actuel.

Les militants nationalistes appelés à comparaitre devant la cour d’assises spéciales de Paris le sont pour des faits appartenant à une époque révolue. La décision du FLNC de démilitarisation de l’espace publique et de sortie de la clandestinité, annoncée en juin 2017 et consolidée depuis, confère par conséquent, au procès en cous une forme d’anachronisme.

La nature de la juridiction « antiterroriste » devant laquelle ces militants sont appelés à comparaitre ajoute au décalage entre le temps judiciaire et le temps politique que vite la Corse au quotidien.

Les Corses qui se présentent, depuis ce matin, devant la cour d’assises spéciale sont résolumment engagé en faveur d’un nouveau cycle de l’Histoire de la Corse.

Ils sont les artisans de la Paix. Leur action s’inscrit dans le cadre d’un processus démocratique. Comme nous et avec nous, ils militent pour une résolution politique du conflit qui oppose depuis des décennies la Corse et Paris.

Pour toutes ces raisons, les élus des groupes FEMU A CORSICA et CORSICA LIBERA se tiendront, tout au long du procès, aux côtés des militants et de leurs familles et réitèrent leur attente de voir enfin écartée une approche répressive de la question nationale corse.

FEMU A CORSICA
CORSICA LIBERA
11 juin 2018