Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale – publié le 8 juin à 13h48) Le journal « Le Monde » relatait dans un article du 6 juin, intitulé « Chlordécone : les Antilles empoisonnées pour des générations », que la quasi-totalité des Guadeloupéens et des Martiniquais étaient contaminés par ce pesticide ultra-toxique, utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies.

Observons qu’en France, l’utilisation de ce produit avait été interrompue depuis plusieurs années.

Le mutisme des autorités compétentes, depuis la révélation de ces faits, en dit long sur la considération dont ces peuples font l’objet. Face à ce scandale sanitaire, j’apporte mon total soutien aux Martiniquais et aux Guadeloupéens. Le gouvernement français doit reconnaitre que sa responsabilité est engagée pour avoir autorisé l’usage de ce pesticide malgré les preuves de sa toxicité. Des mesures urgentes doivent être mises en oeuvre tant sur le plan de la santé publique que sur celui de la réparation des préjudices.
De son côté, la Corse a également été confrontée, dans son histoire récente, à cette même attitude de déni de la part des instances politiques, notamment lors de l’affaire des boues rouges, de celle de la mine d’amiante de Canari ou bien de Tchernobyl. Lors de cette catastrophe, la contamination par le nuage radioactif a été à l’origine de nombreux cancers dans l’indifférence voire le mépris des autorités parisiennes, jusqu’à ce que l’Assemblée de Corse diligente sa propre étude.

Les analyses réalisées récemment par l’association Aria Linda sur la présence de métaux lourds dans les cheveux de personnes habitant la région ajaccienne montrent de préoccupantes sources de pollution. La centrale thermique et les nombreux bateaux accostant dans le port constituent aujourd’hui un risque important pour la santé publique.

Président de l’Assemblée de Corse
Jean-Guy Talamoni