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(article hebdomadaire #FilRougeDeLaRédaction) 6 janvier 1980 « Entre temps, la Corse a élu… quatre Députés R.P.R. aux  élections législatives de mars 1978 : Jean-Paul de Rocca-Serra, Pierre Giacomi, Pierre Pasquini et Jean Bozzi. Ils sont tous très anti-nationalistes et partisans d’une position répressive. Fin juin, Edmond Simeoni a été reçu par le Premier Ministre, Jacques Chirac, à sa demande. En septembre, l’U.P.C. a adressé une lettre aux quatre Députés de Droite pour dénoncer les activités des « barbouzes » qu’elles connaissent, et pour cause, car la plupart sont des militants « gaullistes ». Ces « barbouzes » ont plastiqué en juin la voiture du frère de Marcel Lorenzoni alors qu’il circulait à Ajaccio, sans dommages heureusement pour lui. En août, à la suite d’une visite de sa maison de Vero par des personnes non identifiées, Pierre Bertolini, dont le nom circule avec insistance comme étant l’un des responsables des officines parallèles, réagira mal et, croyant qu’il savait quelque chose, « embarque » manu militari un jeune mineur du village pour lui faire peur. Les « barbouzes » séviront encore en septembre en s’attaquant au siège de l’U.P.C. à Bastia et  en plastiquant le domicile de Vincent Stagnara que les services officiels considèrent comme un théoricien du F.L.N.C. depuis la création de « Fronte Corsu » et sa participation en tant qu’avocat de la défense de certains militants arrêtés en juin à Bastia. À l’époque, les « barbouzes » avaient décidé de passer à la vitesse supérieure comme l’a révélé, dans un ouvrage paru en avril 2006 – « Le Commissaire et l’indic« , Éditions Plon -, l’ancien patron de l’O.C.R.B., Aimé Blanc. Cinq militants devaient être abattus : Alain Orsoni, Yves Stella, Léo Battesti, Vincent Stagnara et moi-même. Ce n’étaient pas les « barbouzes » insulaires qui avaient programmé cette opération mais celles de Paris. Le Q.G. était… la Préfecture de Police de cette ville ! Les hommes de main étaient par ailleurs des truands, notamment Mayone-Libaude… Ils seront tous liquidés par la suite, de façon bien mystérieuse d’ailleurs. D’après Aimé Blanc, le Ministère de l’Intérieur était au fait – à l’origine sans doute même ! -de l’opération qui, à n’en pas douter, aurait été attribuée aux « barbouzes » locaux connus et en première ligne. Cela aurait certainement fait bel et bien dégénérer la situation déjà explosive en Corse. C’est peut-être pour cela que l’Élysée a finalement arrêté l’engrenage mortel. Pour un temps seulement. Selon Aimé Blanc, l’affaire de la disparition tragique de Guy Orsoni est une réactivation de cette opération. Cette thèse politique est,

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