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#Corse – De Ian Paisley aux Zuccarelli : destins croisés

(U RIBOMBU) Le 12 septembre dernier nous apprenions le décès de Ian Paisley. Le pasteur protestant était le chef de file des loyalistes les plus radicaux d’Irlande du Nord. Farouche opposant à l’extension des droits civiques aux catholiques, niant les droits des prisonniers républicains, il a longtemps incarné un « orangisme » intransigeant, résolument hostile à toute concession à l’égard des revendications portées par le Sinn Fein et l’IRA.

Ainsi, il continua de refuser le moindre compromis au moment des Accords du Vendredi Saint en 1998. Puis celui que l’on surnommait «le « Dr No » accepta finalement de co-gouverner le Parlement d’Irlande du Nord avec comme vice-premier ministre Martin McGuiness, ancien commandant de l’Armée républicaine.

Les deux hommes ont-ils alors trahis leurs convictions ? S’ils ont dû laisser une partie de leurs certitudes en passant cet accord, ils ont écrit une page d’Histoire de leur pays. En s’engageant sur la voie de la paix et de la réconciliation nationale, chacun a compris que la résolution du conflit irlandais nécessitait des gestes mutuels. Le processus de souveraineté et de réunification irlandaise est irréversible, mais tous deux rejoindront les livres d’Histoire.

Toute proportion gardée, Paisley était l’équivalent irlandais d’Emile Zuccarelli. L’homme du « non », animé d’un anti-nationalisme notoire tout au long de sa carrière politique a quitté cette année la scène publique fidèle à son « républicanisme français » forcené, laissant à son fils Jean la responsabilité de l’héritage dynastique. Celui-ci avait le choix entre un destin à la Paisley ou une disparition programmée à la tête d’un mouvement totalement coupé des réalités de la Corse d’aujourd’hui.

Par une prise de position courageuse, la décision historique du FLNC lui laissait l’opportunité de rejoindre le camp de « ceux qui font l’Histoire ». De mauvaise foi, Jean Zuccarelli a préféré y voir « l’aveu d’échec des méthodes violentes » et des « dérives mafieuses et affairistes ».

Quelques jours après l’annonce du décès de Ian Paisley, petit Jean continuait à s’enliser dans une posture suicidaire, comparant l’indépendantisme, corse comme écossais, de « communautarisme » et de « repli sur soi ». Ce faisant, Jean II prend le parti d’errer désormais dans un monde qui appartient irrémédiablement au passé. En s’entêtant de la sorte il rejoindra les « poubelles de l’Histoire » laissant ceux qui sauront faire de courage politique en écrire les plus glorieuses. 

U RIBOMBU

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