Produit CORSU E RIBELLU

X

L’Espagne continue sa campagne de répression judiciaire et médiatique contre le mouvement indépendantiste en Galice. Un nouveau jugement politique à eu lieu les jours 7 et 8 octobre devant l’Audiencia Nacional à Madrid contre le militant galicien Heitor Naia «Koala ».

bretagneinfocorseLe ministère public sollicite 17 ans de prison et 10 de liberté surveillée pour délits « d’appartenance à bande armée » et « dommages avec but terroriste ». Il est accusé d’avoir placé des explosifs dans une installation d’antennes de communication, propriété de l’entreprise « Red de Banda Ancha de Andalucía », en 2012.
Pendant la première audience, Heitor Naia avait nié dans son intervention toutes les charges à son encontre. Il a été mis en évidence que le ministère public soutenait toutes ses accusations uniquement de part les déclarations de Xurxo Rodrigues, autre accusé. Fait qui a été avoué du côté des forces policières, qui ont déclaré n’avoir jamais réussi à identifier à Naia.

Rodrigues, comme d’autres, se sont mis au service du ministère public, en échange des réductions de peine et améliorations de leurs conditions de détention. Dans leurs interventions, Rodriguès, comme un dénommé Santim, ont admis les délits leur étant reprochés. Pourtant, Rodrigues en étroite collaboration avec la police espagnole a lancé des accusations contre plusieurs militants, entre autres, Heitor Naia.

Le code pénal espagnol a légalisé, grâce à diverses réformes, le traitement exceptionnel de ce qui est appelé « la figure du repenti », pour ceux qui montrent une attitude de « collaboration ». Grâce à cette logique, il aura une peine mineure. Dans le cas des militants ne voulant pas pactiser, la peine monte jusqu’à 17 ans, cependant pour ce qui s’auto-inculpent ou dénoncent autres accusés, la peine est réduite uniquement à 3 ans.  Une absurdité juridique qui essaie de légitimer des déclarations qui n’ont pas de crédibilité de la part de militants trahissant leurs ex-compagnons de lutte.

En mai de 2014, l’Audiencia Nacional espagnole avait condamné le militant Carlos Calvo à 12 ans de prison avec une seule preuve : les aveux de l’autre accusé, Xurxo Rodrigues. Ce dernier avait négocié avec le ministère public de voir sa peine réduite de moitié en échange de modification de ses déclarations, qui avaient toujours été au préalable de disculper Carlos Calvo.

Vendredi 3 octobre 2014, les forces militaires espagnoles, la « Guardia Civil », avaient déployé dans la capitale galicienne un opératif policier disproportionné  pour arrêter le  jeune militant indépendantiste Raúl Agulheiro. Une fois de plus, le discours journalistique a reproduit littéralement la thèse policière en bafouant la présomption d’innocence et accusant directement Raul d’être partie prenante de « Resistencia Galega » et auteur du sabotage du 30 septembre passé dans la mairie de Baralha, village de la province de Lugo.

Lire la suite sur http://www.bretagne-info.org/