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(Unità Naziunale Publié le 12 juillet – Archive FLNKS) Le 12 juillet 1983: La Déclaration de Nainvilles-Les-Roches… »Abolition du Fait colonial… »

Reconnaissance du peuple kanak » « Les autres ethnies dont la légitimité est reconnue par les représentants du peuple Kanak » « Peuple Calédonien »….


Voici la Déclaration:

I. Volonté commune des participants de voir confirmer définitivement l’abolition du fait colonial par la reconnaissance à l’égalité de la civilisation mélanésienne et la manifestation de sa représentativité par la coutume dans les institutions à définir.

II. Reconnaissance de la légitimité du peuple kanak, premier occupant du Territoire, se voyant reconnaître, en tant que tel, un droit inné et actif à l’indépendance, dont l’exercice doit se faire dans le cadre de l’autodétermination prévue et définie par la Constitution de la République française, autodétermination ouverte également, pour des raisons historiques, aux autres ethnies dont la légitimité est reconnue par les représentants du peuple kanak.

III. Favoriser l’exercice de l’autodétermination est “une des vocations de la France” qui doit permettre d’aboutir à un choix, y compris celui de l’indépendance. Il faut préparer cette démarche vers l’autodétermination qui sera le fait du peuple calédonien défini par la logique ci-dessus admise, lorsqu’il en ressentira la nécessité. Pour préparer cette démarche, chacun est conscient qu’il faut élaborer un statut d’autonomie interne qui sera spécifique, qui sera évolutif et qui marquera donc une phase de transition en prenant en compte les données politiques et économiques car il n’y aura de développement économique qu’avec la stabilité politique.

Historique: A l’initiative de Georges Lemoine, Secrétaire d’Etat aux DOM-TOM du Gouvernement de Pierre Mauroy (1981-1983), les principales sensibilités politiques de la Nouvelle-Calédonie sont réunies durant cinq jours, du 8 au 12 juillet 1983, à Nainville-les-Roches, petite commune de l’Essonne située à une quarantaine de kilomètres au Sud-Est de Paris. Dans le cadre de la préparation d’un nouveau statut politique, les représentants du Front Indépendantiste (FI), du Rassemblement Pour la Calédonie dans la République (RPCR) et de la Fédération pour une Nouvelle Société Calédonienne (FNSC) sont invitées à la mise en confrontation de leurs idées, de leurs positions et de leur vision respective au sujet de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

Les participants:Les délégations calédoniennes participant à cette table ronde sont composées:

pour le R.P.C.R:

Victorin Boewa, André Caillard, Georges Faure, Jacques Lafleur, Jean Lèques, Auguste Parawi-Reybas, Dick Ukeiwé, Atélémo Taofifenua et Yves Tissandier.

pour le Front Indépendantiste:

Paul Napoarea, Eloi Machoro, Gabriel Païta, Roch Pidjot, Jean-Marie Tjibaou, Edouard Wapae, Yeiwéné Yeiwéné;

pour la F.N.S.C:

Jean-Pierre Aïfa, Christian Boissery, Lionnel Cherrier, Gaston Morlet.

On note également la présence de: Hilarion Vendegou, représentant du Conseil des Grands Chefs; Franck Wahuzue, secrétaire de ce Conseil et dissident du R.P.C.R et Marie-Paule Serve, dissidente du R.P.C.R et invitée personnelle de Georges Lemoine.

Déclaration signé par tous sauf le RPCR.

La traduction juridique ce cette déclaration est le statut Lemoine promulgué le 6 septembre 1984.

Il a été dans le texte de loi en contradiction avec la déclaration de Nainville les Roches.

La suite c’est la création du Flnks le 24 septembre 84 puis le mot d’ordre de boycott actif des elections territoriales du 18 novembre 84. La suite c’est la creation d’un gouvernement provisoirede Kanaky en fin novembre.. la suite c’est L’Histoire du Pays ..

Fabius avaits eu ces mots pour la Nouvelle Calédonie en 85 « En Calédonie, la France a toujours fait trop peu et trop tard « ..

Devenu Enjeu du débat national des joutes entre la droite et la gauche à l’Assemblée nationales et durant la cohabitation Chirac Mitterrand..

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