L'affiche unitaire du Fium'Orbu lors des territoriales fin des années 90

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Plus lisible aujourd’hui, le nationalisme corse se limite-t-il désormais aux deux tendances autonomiste et indépendantiste? En marge de la scène politico-médiatique, rencontre avec ceux qui ont fait un autre choix.

« Marginal, moi » ? Serge Vandepoorte accueille la question en fronçant les sourcils. Cadre de santé, syndicaliste, longtemps éducateur sportif, le militant nationaliste fait valoir ce qui occupe son existence, sans avoir précisément saisi que nous faisions exclusivement référence à son appartenance politique. Celle qui fait encore de lui un leader de la Manca Naziunale.

« À Manca ? Ils existent encore » ?Telle est la réaction, dans l’opinion, dès l’instant où l’on évoque ce mouvement, sûrement le plus à gauche de la mouvance nationaliste, se revendiquant encore du Marxisme révolutionnaire et favorable à la sortie de l’économie de marché. Mais au-delà de son identité politique, A Manca Naziunale évolue en solo, avec sa trentaine de militants actifs, à l’écart du nationalisme qui a pris du poids. Dans les urnes, sur les bancs de l’assemblée de Corse, dans sa capacité à pousser ses revendications aux rangs de grands dossiers de l’exécutif territorial.

Car force est de constater que, dans la sphère nationaliste, tout semble tourner aujourd’hui autour de Femu a Corsica et Corsica Libera. Bien que ces deux courants se soient nourris de l’adhésion ou de la fusion de divers mouvements, les deux bannières, l’une autonomiste, l’autre indépendantiste, prévalent dans le débat politique et se taillent la part du lion dans le paysage médiatique. Jusqu’à éclipser ceux qui persistent à faire cavalier seul.

Parmi ceux qui sont souvent moqués, désignés comme des militants perdus, A Manca, mais aussi I Verdi Corsi, composante caractérisée par son adhésion au principe d’autodétermination du peuple corse en même temps qu’à une appartenance au courant européen de l’écologie politique.

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