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La Une du magazine Capital du mois d’octobre n’est pas passée, dans l’île moins qu’ailleurs, inaperçue avec sa couverture aguicheuse sur les« privilégiés de la République ».

CorseMatinDans un contexte économique morose et des fins de mois difficiles, évoquer les inégalités entre classes sociales devient le sport favori des contribuables. Car il est aisé de montrer son voisin du doigt sans le regarder en face.

Dans ce dossier, la rédaction du magazine décortique les avantages sociaux ou fiscaux dont jouissent des dizaines de professions : agents EDF, notaires, ambulanciers, cheminots, fonctionnaires, etc., et ramène le total à un coût par ménage.

Et dans cet inventaire à la Prévert, certains auront eu la surprise de découvrir qu’être Corse est désormais… une profession. La région coûterait ainsi 12 euros par an et par foyer à la communauté nationale, au titre des taux de TVA plus faibles sur les biens et les services (10 % au lieu de 20 %), les produits de première nécessité (2,5 % contre 5,5 %), l’arrêté Miot ainsi que les crédits d’impôts pour les entreprises qui investissent ou s’installent dans l’île. L’ensemble de ces mesures produirait chaque année, un manque à gagner de 328 millions d’euros dans les caisses de l’État. Rien que ça.

Pour arriver à ce chiffre, le magazine a passé à la loupe le projet de loi finances 2015 mais se défend d’avoir donné dans la provocation : « Nous avons tout aussi bien évoqué le cas des professeurs expatriés que celui des DOM-TOM qui bénéficient d’avantages fiscaux. Nous avons présenté cela de manière concrète pour que chacun ait une idée de ce que l’ensemble des privilèges coûte aux contribuables »,explique la journaliste Nathalie Villard.

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