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Face à la dégradation de la situation et confronté à des perspectives médiocres, l’idée d’un plan de relance en Corse paraît de plus en plus intéressante.

La Corse étant surtout confrontée à un problème de demande (logements, BTP et consommation), la mise en œuvre d’une politique « contra-cyclique » (politique keynésienne ou assouplissement monétaire) semble tout indiquée pour soutenir la demande intérieure. Donc, dans un monde corso-centré, il n’y a pas photo.

Mais, au-delà du concept, il faut se poser la question de la possibilité de faire quelque chose de spécifique pour l’île. Au niveau budgétaire ou monétaire, les principaux leviers sont détenus soit par l’Etat, qui mène une politique au plan national globalement restrictive (même si le plus gros de la pression budgétaire est derrière nous), soit par la Banque centrale européenne, qui n’a (logiquement) que faire de la Corse. De plus, une relance n’a de sens que si elle est rapidement mise en œuvre avec une taille respectable. Cela limite fortement dans le cas de la Corse les possibilités.

On peut toujours demander des allègements spécifiques de charges ou des mesures de trésorerie pour les entreprises mais elles seront limitées vu les mesures déjà actées (CICE, allègements post-SNCM). De toute façon, l’effet de relance de ces mesures reste limité car les sommes ainsi injectées sont stockées (afin de rétablir la santé financière) plutôt que dépensées en investissement ou en embauches. Une relance de la construction privée avec une mesure fiscale « type Scellier » n’est pas souhaitable car cela conduirait à différer la crise plutôt qu’à la combattre.

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