#Corse – Le « Club Méditérannée » visé par un attentat

(Michaël Andreani – Alta Frequenza) – La discothèque du Clud Méditerranée de Cargèse (Corse du Sud) a été visée ce matin (dimanche) par un attentat à l’explosif. Les faits se sont produits aux alentours de 04h40 ce dimanche.

Les locaux, inoccupés au moment des fait, ont subi des dégâts matériels très importants. Personne n’a été blessé. Rapidement alertés, les démineurs se sont rendus sur les lieux. Aucune revendication n’a été relevée sur place. L’enquête a été confiée pour l’heure à la section de recherches de la gendarmerie, avant un probable dessaisissement au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris.

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(France3Corse) Un attentat s’est produit vers 4 heures 30 du matin dimanche contre la discothèque du Club Méditerranée de Cargese. Les dégâts matériels sont très importants. Il n’y a pas de blessé. L’explosion s’est produite vers 04H30 et a provoqué des dégât matériels relativement importants dans la discothèque de quelque 400 m2, mais sans faire de victime, aucune personne ne se trouvant sur place à ce moment là, a-t-on précisé de même source.

(CorseMatinLa discothèque du village du Club Méditerranée à Cargese, en Corse du Sud, a été la cible dimanche matin d’un attentat à l’explosif qui a fait des dégâts matériels très importants. Personne ne se trouvait à l’intérieur de l’enceinte de 450 m² et nul n’a été blessé dans l’explosion qui s’est produite, vers 04h40, ont confirmé les services de la préfecture de Corse qui privilégient la piste criminelle.Une équipe de démineurs s’est rendue sur les lieux. L’attentat à Cargese, situé à 70 km au nord d’Ajaccio, n’a pas été revendiqué et intervient dans un contexte d’apaisement. D’après les premiers éléments, la charge a été évaluée entre « 500 g et 1 kg, Elle aurait été placée au niveau du comptoir avec l’utilisation probable d’un fût de bière. »Le bâtiment est toujours debout mais d’importantes lézardes parcourent ses murs et le faux plafond est fortement endommagé. S’il est encore trop tôt pour être catégorique, « l’état de la bâtisse risque fort de conduire à sa destruction »,

(CorseNetInfo) La discothèque du Club Med de Cargese, en Corse-du-Sud, a été visée en début de matinée par un violent attentat qui a occasionné d’importants dégâts matériels à la structure. L’explosion s’est produite peu après 4h30 au dans la discothèque de près de 500m2 du village vacances du Club Méditerannée de Cargèse installé sur la plage de Chiuni, en Corse-du-Sud, depuis de nombreuses années. La célèbre structure au trident, fondée par Gilbert Trigano, qui avait rencontré des problèmes lors de son installation en Corse, n’avait, ensuite, plus rencontré de difficultés. Jusqu’à ce dimanche matin.

Quelques dates d’actions contre les différents Club en #corse

1977 : Au cours de l’année, le FLNC vise les clubs Med de Carghjese et San’ambroghju, Gilbert Trigano dans le collimateur du FLNC. Les clandestins reprochent au Club Med de se comporter en Colon prédateur, ne faisant profiter la Corse et les corses d’aucune retombées économiques. « Même le pain arrivait par containers » selon les clandestins du FLNC. tout se passe en vase clos, interdiction aux corses de travailler et de se rendre sur les différents sites d’exploitations des clubs. Aucun achat ne se fait aux alentours, dans les commerces… Au milieu des années 1970, ses trois villages accueillent vingt-cinq mille personnes par an, dont la moitié d’étrangers. Le 22 avril 1977, trois semaines avant l’ouverture saisonnière, deux fortes explosions ravagent le village de vacances de la plage de Chiuni. Huit appartements sont entièrement détruits, dix autres profondément lézardés. Devant la caméra de France 3, le directeur du centre explique que, la veille, il a été convoqué par de jeunes autonomistes, qui lui ont fait part de leurs exigences : ils réclament la fermeture du night-club, l’achat du poisson aux pêcheurs de Cargèse, l’embauche d’infirmières corses… Dans son communiqué de revendication, le FLNC justifie son action par un « nouveau piège tendu à notre peuple. La subordination et l’exploitation de sa jeunesse, après le vol du sol et des sites, c’est le viol de nos jeunes que nous offre M. Trigano. Servir la limonade et récurer les bidets, voilà le rôle peu glorieux proposé aux jeunes Corses ». Puis c’est au tour de Sant’Ambroggio de recevoir la visite nocturne des plastiqueurs. Mais la mise à feu des charges explosives déposées au pied des bungalows échoue et le dispositif est désamorcé par les gendarmes.

Le 12 Février 1986:  Attentat contre le  « Club Méditerranée » de Santa Giulia.

Le jeudi 4 avril 2002 : Un bungalow a été endommagé plusieurs autres dans l’enceinte du Club Méditerranée à Lumio, près de Calvi (Haute-Corse).  Un commando a fait irruption peu avant 22H00 dans le complexe, situé dans la Marine de San Ambrogio, avant de placer plusieurs charges devant des bungalows. L’un d’entre eux a été détruit, deux autres ont été fortement endommagés et une dizaine d’autres légèrement.

Le 9 Mai 2002 : Dans un communiqué authentifié le FLNC a revendiqué jeudi 9 mai les attentats et tentatives d’attentat perpétrés à Paris, Marseille ainsi que contre plusieurs villas en Corse durant la nuit de dimanche 5 à lundi 6 mai. Le FLNC, qui revendique l’attentat contre un centre des impôts de Marseille, la tentative d’attentat contre la caserne de Reuilly à Paris ainsi que sept actions commises durant la même nuit contre des villas en Corse, endosse également la responsabilité de onze autres actions, dont certaines visant les forces de l’ordre. Parmi celles-ci figurent un attentat à l’explosif commis le 4 avril contre un caserne de gendarmerie du centre d’Ajaccio et l’explosion d’une charge lancée contre un fourgon de CRS le 20 mars devant le palais de justice de Bastia dans laquelle trois policiers avaient été choqués. Le FLNC revendique aussi un attentat perpétré le 4 avril contre le Club Méditerranée près de Calvi.

Le Lundi 21 Octobre 2002 : Un attentat a fortement endommagé le local technique de la piscine d’un centre de vacances proche de Calvi (Haute-Corse) sans faire de blessé lundi soir. Une charge explosive a détoné à 22h40 au Club Méditerranée situé à la marine de Sant’Ambroggio, à dix kilomètres au nord de Calvi. Cette action, qui n’a pas été revendiquée, a rendu inutilisable le matériel technique dévolu au bon fonctionnement de la piscine.

Le Mardi 5 Novembre 2002 : Le FLNC-Union des Combattants a revendiqué mardi, dans un communiqué authentifié reçu par France-3 Corse à Ajaccio, une série d’attentats ayant visé ces dernières semaines des banques, des établissements touristiques, des villas et des commerces. Ces derniers ont revendiqué, le 24 octobre, une série de dix-sept attentats et tentatives, commis notamment lors d’une petite « nuit bleue » les 17 et 18 octobre. Quatre « actions » contre des bars et des commerces entrent dans le cadre d’une « campagne anti-drogue ». Contre « la spéculation immobilière », les clandestins ont visé le Club Med de San Ambrogio, près de Calvi, la grue du chantier d’un hôtel Ibis à Bastia et des villas sur le golfe d’Ajaccio. Sept « actions » ont été menées « contre la politique des banques », avec notamment deux attentats à l’explosif contre la Société Générale à Bastia. Le mouvement revendique également un attentat contre le Crédit Agricole à Sagone (Corse-du-Sud), qui faisait pourtant partie du communiqué de revendication d’un groupe dissident le 24 octobre. Cette action a « déjà été revendiqué précipitamment par d’autres », souligne le FLNC-Union des Combattants. Au nom d’une « campagne anti-drogue », le mouvement revendique les quatre attentats récemment commis contre le « bar Novelty » de Bastia, la boucherie de la Place du Marché de Bastia, le bar « Le Gant d’Or » d’Ajaccio et le restaurant « La Kasba » d’Ajaccio. Au titre de la lutte contre la « spéculation immobilière », les soldats de l’ombre revendiquent par ailleurs six actions contre différentes villas de Porto-Vecchio et de Coti-Chiavari, contre le Club Med de San Ambrogiu, contre la grue installée sur le chantier de l’hôtel Ibis de Bastia, déjà visé dans le passé par le même mouvement, ou encore contre un architecte de Porto-Vecchio. Enfin, dans le cadre des actions menées « contre la politique des banques », le FLNC revendique six attentats contre des agences de la Société Générale (Lupino et Bastia), du Crédit Agricole (Sagone et Porticcio) et du Crédit Lyonnais (Propriano) et de la Banque Populaire, à Ajaccio, une action « déjà revendiquée précipitamment par d’autres », soulignent les auteurs du communiqué.

2009 – la guérite du gardien a été mitraillée au « club med » de Cargèse, et un incendie criminel avait ravagé 25 véhicules sur le parking

Juin 2013 : La Ghjuventù Indipendentista dénonce la spéculation immobilière et le comportement « colonialiste » du Club Med de Sant »Ambroggio

Décembre 2013, la villa du responsable technique du Club Med à cargèse légèrement dégradée par une charge explosive

14 septembre 2014 : La discothèque du Club Med à Cargèse visée par un attentat

Annonce d’une démilitarisation le 25 juin dernier du FLNC Union des Combattants

Le 25 juin dernier, la principale organisation clandestine, le Front de libération nationale corse (FLNC UC) a annoncé dans un communiqué qu’il « déposait les armes ». « Depuis 1976, date de création du FLNC, quelque 10.500 attentats à l’explosif ont été commis en Corse, dont 4.700 ont été revendiqués. Le FLNC a annoncé, le 25 juin dernier dans un communiqué authentifié, la mise en oeuvre d’un « processus progressif de démilitarisation » pour favoriser l’action politique afin de mettre en oeuvre les réformes votées depuis plusieurs mois par l’Assemblée de Corse, dont la majorité est de gauche. Ces réformes concernent notamment la co-officialité de la langue corse et du français, l’instauration d’un statut de résident pour protéger l’île des ravages de la spéculation foncière et immobilière, une fiscalité spécifique et une adaptation en ce sens de la constitution française. « Dès la parution de notre communiqué, avait souligné le FLNC, nous récusons toute paternité d’actions militaires sur les territoires corse et français. » Le Front, dont l’acte de naissance fut une première « nuit bleue » (série d’attentats) pour dénoncer la bétonisation de l’île, la spéculation et la colonisation de peuplement, a ensuite plusieurs fois observé des trêves dans ses actions militaires. Mais c’est la première fois qu’il annonçait un dépôt effectif des armes, « l’heure étant venue pour notre organisation, selon le communiqué du 25 juin, d’intensifier la lutte dans un cadre public ».

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