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(Unità Naziunale – Publié le 24 mai 2018 à 22h53) La réponse à la demande de transfert en Corse (rapprochement familial) pour Alain Ferrandi et Pierre Alessandri est tombée :  énième refus. Plus de 19 années d’exil carcéral. Les deux hommes dont la peine de sûreté est terminée depuis 1 an se sont vu refusée la demande de levée de DPS en mars dernier.

L’administration pénitentiaire vient de se prononcer, une nouvelle fois, contre le rapprochement de Pierre Alessandri et Alain Ferrandi. La demande de transfert des deux détenus date du début d’année.

Ils ont d’or-et-déjà reçu le soutien d’Aiutu Paisanu

(Dossier Alain Ferrandi et Pierre Alessandri sur Corsica Infurmazione)


(Unità Naziunale – Publié le 31 mars 2018 à 10h33) La demande de levé de son statut de DPS (Détenu Particulièrement Signalé) a donc été refusée en fin de semaine. (Le 10 mars dernier, Aiutu Paisanu lui apportait son soutien)

Le statut de DPS empêche tout rapprochement vers la Corse et la prison de Borgo

Vingt ans après les faits, trois hommes sont toujours emprisonnés pour l’assassinat du préfet Claude Erignac à Ajaccio, Alain Ferrandi, Pierre Alessandri et Yvan Colonna.

Le 21 mai 1999, quatre hommes sont arrêtés. Un mandat d’arrêt est lancé contre un cinquième, Yvan Colonna.

Sept nationalistes sont mis en examen fin mai 1999: Pierre Alessandri, Vincent Andriuzzi, Alain Ferrandi, Marcel Istria, Didier Maranelli, Martin Ottaviani et Joseph Versini. Un huitième, Jean Castela, est mis en examen le 2 décembre 1999.

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Ils comparaissent en juin et juillet 2003 devant la cour d’assises spéciale de Paris.

MM. Ferrandi et Alessandri sont condamnés à perpétuité pour assassinat, les autres à des peines de 15 à 30 ans pour complicité. MM. Andriuzzi et Castela, présentés par l’accusation comme les « théoriciens », feront appel et seront acquittés en 2006.

Yvan Colonna est arrêté le 4 juillet 2003 dans une bergerie près du village d’Olmeto (Corse-du-Sud).

Huit ans plus tard et après trois procès, celui qui affirme n’avoir « jamais tué » personne, est condamné, le 20 juin 2011 à la réclusion criminelle à perpétuité. La cour motive notamment sa décision par les mises en causes des autres membres du commando et de leurs épouses. « Yvan Colonna a tenu le rôle du tireur lors de l’assassinat », a jugé la cour.


Il reste en prison Alain Ferrandi, Pierre Alessandri et Yvan Colonna. Outre ces trois hommes, quatre autres condamnés pour complicité dans cette affaire sont tous aujourd’hui sortis de prison.

YVAN COLONNA, 57 ans, a été interpellé en juillet 2003, après 4 ans de cavale dans le maquis corse. Condamné à perpétuité le 13 décembre 2007 puis à la perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans en appel en 2009, il est condamné une troisième fois à la perpétuité (sans période de sûreté) en 2011 après l’annulation par la Cour de cassation du verdict d’appel pour vice de forme.

Emprisonné à Arles, il a fait plusieurs demandes de rapprochement en Corse, toutes refusées.

Il ne pourra prétendre à une libération conditionnelle qu’à partir de 2021.

Son avocat Patrice Spinosi, a fait une demande de révision du statut de « Détenu particulièrement signalé » (DPS) qui empêche tout transfèrement vers la maison d’arrêt de Borgo –qui ne peut accueillir ce type de détenus– et qui est actuellement à l’étude par le Conseil d’Etat.

ALAIN FERRANDI, 57 ans, considéré comme le « chef » du commando Erignac, a été interpellé en mai 1999, puis condamné à la perpétuité le 11 juillet 2003.

Il a lui aussi déposé plusieurs demandes de rapprochement en Corse, toutes refusées. Alain Ferrandi a fait l’objet de 14 transferts depuis son incarcération.

Après avoir purgé ses 18 ans de sûreté, Alain Ferrandi a rejoint en décembre 2017 le centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), où il devait être suivi par des psychiatres pendant plusieurs semaines dans le cadre du Centre national d’évaluation (CNE), selon une source judiciaire. Il s’agit de démarches préalables à une éventuelle libération conditionnelle. Il est actuellement (mars 2018) incarcéré à la Maison Centrale de Poissy. Son statut de DPS maintenu pour l’année en cours.

PIERRE ALESSANDRI, 59 ans, qui s’est accusé d’être le tireur du commando, a été interpellé le 22 mai 1999 et condamné à la perpétuité le 11 juillet 2003.

Une demande de libération conditionnelle a été déposée par son avocat Eric Barbolosi à la fin de la période de sûreté de 18 ans de la peine. Il est actuellement incarcéré à Réau au Centre Pénitentiaire du Sud Francilien (Mars 2018)

DIDIER MARANELLI, condamné à 25 ans de réclusion pour avoir fait le guet devant la préfecture, est sorti en mars 2017.

MARTIN OTTAVIANI, le chauffeur du commando condamné à 20 ans de prison, a été libéré en avril 2012.

MARCEL ISTRIA, condamné pour complicité à 20 ans de réclusion, a toujours nié son implication: transféré à la prison de Borgo en juillet 2011, il a été libéré en août 2014.

JOSEPH VERSINI, condamné à 15 ans de réclusion pour complicité, est sorti de prison en août 2008.


(22 mars 2017) Les familles d’Alain Ferrandi et de Pierre Alessandri dénoncent des « pressions politiques » sur l’instruction judiciaire.

Rapprochement refusé et statut de DPS confirmé une nouvelle fois en février dernier, dans deux mois, en mai 2017, Alain et Pierre seront conditionnable, ils arriveront à la fin de la période de sûreté comprise dans leur peine. Interpellé en 1999 et condamné à perpétuité en 2003, cela fait maintenant 18 années passées en prison loin de chez eux.

(Corse Matin)


(21 février 2017) Maintien en statut de DPS de Pierre Alessandri, selon la coloniale pour ces raisons  ; Compte tenu de l’appartenance à une organisation terroriste et également du soutien extérieur dont il pourrait disposer,  ; compte tenu de la gravité des faits pour lesquels il est condamné et du trouble à l’ordre public que représenterait son évasion


(9 février 2017) : Réunion au Ministère de la Justice :  Rapprochement refusé pour Alain Ferrandi et Pierre Alessandri


Mise à jour du 01 aout 2015 : Enième demande de Petru Alessandri, énième refus de l’Etat Colonial en juillet 2015 (sur ce lien)

(article du 4 octobre 2014, toujours pas rapprochés) Deux prisonniers politiques corses, Alain Ferrandi (53 ans) et Pierre Alessandri (55ans), tous les deux condamnés à perpétuités pour l’assassinat du Préfet Erignac en février 1998, se sont adressés au Ministre de la Justice et Garde des Sceaux afin de demander leur rapprochement familial en Corse. Rapprochement refusé depuis des années pour des raisons fallacieuses.

Alain Ferrandi et Pierre Alessandri avaient été interpellé en Mai 1999 (21/22) et condamnés à perpétuité lors du procès de juillet 2003 (le 11 le verdict tombait), plus de 15 ans après, ils ne sont toujours pas rapprochés, ce qui est aussi le cas d’Yvan Colonna, qui condamné à la même peine, mais incarcéré en juillet 2003, n’a toujours pas bénéficié d’un rapprochement familial, soit après 11 ans de prison dans toutes les prisons de France…

Pierre Alessandri et Alain Ferrandi sont aujourd’hui incarcérés à la maison centrale de Poissy, sous le statut de détenu particulièrement signalé (DPS). Leur demande de rapprochement familial n’a cependant jamais abouti, en raison principalement de cette inscription au registre des DPS, un statut qui ne se justifie pas selon leurs avocats. Il y a huit critères pour inscrire un détenu au rang de DPS, qui répondent tous « au risque d’évasion », « à l’intensité de l’atteinte à l’ordre public que celle-ci pourrait engendrer » ou « au comportement particulièrement violent en détention »

FerrandiAlainPierreAlessandriprisonnierpolitiquecorseDans le même cas de figure, Carlu Santoni, interpellé en avril 1996 et condamné à 28 ans de prison en 1999, libérable en 2019, n’avait bénéficié d’un rapprochement qu’en mars 2011 (le 17), soit plus de 15 ans après son incarcération.

Petru Alessandri et Carlu Santoni avaient en décembre 2010 écrit une lettre ouverte au Ministre de la justice de l’époque « Nous sommes incarcéré en ce qui nous concerne depuis 15 ans et 12 années dont 6 années passées à Lannemezan. Nous demandons régulièrement à ce que soit appliqué votre loi sur le rapprochement familial, en vain, malgré les promesses des différents ministres ou hommes politiques en charge du dossier. »

16 ans après, toujours pas de rapprochement familial

Aujourd’hui ce sont Petru Alessandri et Alanu Ferrandi qui prennent la plume pour écrire à la Garde des Sceaux afin de demander leur rapprochement familial. Lors de son interpellation, Pierre Alessandri était agriculteur à Cargèse, exploitant d’une distillerie d’huiles aromatique, il est aujourd’hui soutenu par l’Associu Sulidarità. Alain Ferrandi, lui aussi, était agriculteur dans la même région, après son incarcération il était soutenu par Sulidarità, puis par l’Associu Cuscenza Viva. Ils avaient une vie sociale et familiale.

Ces deux militants ont des enfants, des familles et des amis qui ne peuvent pas bénéficier de visites régulières et ce, après plus de 15 ans d’incarcération. Ils sont à deux ans et demi de leur peine de sûreté, et ne peuvent bénéficier du-dit rapprochement alors que d’autres détenus eux en bénéficient, mais ils ne sont pas des patriotes corses…

Rapprochement au compte goutte

L’Associu Sulidarità et le Comité anti Répression ont dès 1998 portés le dossier du rapprochement partout où il était possible de le porter, Assemblée de Corse, Assemblée Nationale, devant les commissariats, au sein des mairies de Corse, paralysant la Corse lors d’actions d’envergures, opérations coup-de-poing aussi souvent que possible, y compris à Toulon, sur le sol français. Revendication du rapprochement portée par les structures publiques, syndicales, humanitaires et clandestines du mouvement national.

Plus de 15 ans de revendications, et toujours la même volonté de l’Etat Colonial de laisser traîner les dossiers… Deux ans sans rapprochement mais dans le même temps, au moins 10 militants ont été incarcéré. Moins d’une dizaine de militants sont actuellement à Borgu, alors qu’au moins 17 patriotes sont toujours incarcérés en France. 

Depuis les rapprochements de 2011 et 2012, pratiquement aucun prisonniers politiques corses n’a bénéficié d’un rapprochement familial, et ce, malgré toutes les « lois » et autres décrets pouvant justifier de les faire rentrer en Corse.

Alain Ferrandi, Pierre Alessandri et Yvan Colonna, ne sont toujours pas rapproché malgré plus de 16 et 12 ans de prison en France.

Nicolas Battini, Cesari Jean Pascal, Peru Emmanuel, Tomasi Cyril, Ceccaldi Xavier, Susini Laurent, Courbey Cédric, Ganu Marc, Eric Marras, Félix Benedetti sont toujours en préventive, et selon les cas, les dossiers sont clos et ils pourraient bénéficier eux aussi d’un rapprochement familial.

Andreani Sampieru, interpellé en avril 2011 et condamné à 8 ans de prison en juillet 2014, peut bénéficier d’un rapprochement familial

Condatini Paul andré, interpellé en décembre 2012, et condamné à 4 ans de prison peut bénéficier d’un rapprochement familial.

Pittiloni Jean marie, condamné à 12 ans de prison en 2012, et incarcéré depuis 2008, a pour l’instant vu toutes ces demandes de rapprochement refusées. Dont la dernière faite en novembre 2013 et refusée en aout 2014, refus du à son statut « DPS ». L’Associu Sulidarità avait tenue une conférence de presse en décembre 2012… « S’agissant de Mr. Pittiloni, on marque statut de DPS: votre profil pénitentiaire n’est pas compatible avec le centre pénitentiaire de Borgo, parce que celui-ci n’est pas adapté pour recevoir des détenus particulièrement signalés », explique-t-il, reprenant un courrier de l’administration pénitentiaire.

Nasica Joseph, interpellé en avril 2008 et condamné à 12 ans de prison en juillet 2012 peut bénéficier d’un rapprochement familial…

D’autres prisonniers politiques aussi devraient en bénéficier


Voici la lettre ouverte de Pierre Alessandri et d’Alain Ferrandi :

« Madame la garde des sceaux, Ministre de la justice,
En choisissant de nous adresser à vous par l’intermédiaire d’une lettre ouverte nous contrevenons sciemment au principe de discrétion respectueuse que nous nous étions imposés au cours de ces seize années de détention.

Si nous prenons la plume aujourd’hui, c’est pour vous faire part de notre incompréhension, de nos doutes mais aussi de notre amertume. En effet, malgré un comportement jugé irréprochable par l’administration pénitentiaire, nous ne pouvons toujours pas envisager notre transfèrement en Corse, à proximité de nos familles respectives et dans un cadre de détention favorisant notre réinsertion future.

Les motifs invoqués par votre administration sont de plusieurs natures :

  • Inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés,
  • Fin de peine de sûreté encore trop éloignée de son terme (nous sommes à deux ans et demi de l’échéance),
  • Risques de troubles à l’ordre public,
  • Risques d’évasion avec fort retentissement médiatique.

Ces motifs ne nous semblent plus aujourd’hui des justifications sérieuses et valables dans la mesure où nos comportements, comme ceux de nos co-inculpés prouvent, au quotidien, notre détermination à recouvrer une vie économique et sociale équilibrée et respectueuse de l’ordre public.

En réitérant publiquement notre souhait d’être transféré en Corse et plus particulièrement au centre de détention de CASABIANDA nous répondons à votre affirmation selon laquelle, vous n’auriez pas enregistré de nouvelles demandes de transfert et posons, sur le fond, une question qui renvoie nécessairement à l’équité de traitement face aux décisions du pouvoir politique qu’il soit de droite ou de gauche…

Pourquoi des demandes de transfert à destination du centre de détention de CASABIANDA et émanant de la centrale de POISSY, ont été formulées pour le compte de détenus, sans attaches particulières avec la Corse et dont certains sont à plus de sept ans de la fin de leur peine de sûreté ?

De telles initiatives jettent le trouble et renforcent ces sentiments d’injustice, de discrimination et d’intolérance qui caractérisent encore trop souvent notre relation à la France.

Cette interpellation publique est, vous l’avez compris, une main tendue en direction d’une des personnalités majeures du monde politique français, qui a su au fil de toutes ces années témoigner de son attachement aux valeurs d’humanisme et de justice sociale.
Nous espérons que cette interpellation sera comprise et entendue. Nous ne demandons pas de régime de faveur mais la simple application de la loi.

Cordiales salutations.

Alain FERRANDI – Pierre ALESSANDRI »


Revue de Presse

(Corse Matin