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Le maire de Bastia, Gilles Simeoni, indique avoir alerté la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal sur les risques liés au passage devant les côtes corses de l’épave du Costa Concordia, alors que « ni les Corses ni leurs élus n’ont été consultés ou simplement informés des risques éventuels ».

costa-concordiaLes opérations de remorquage du Concordia comprennent un passage à 25 km des côtes corses et sont « potentiellement dangereuses en termes de risques environnementaux et de pollution », a écrit Gilles Simeoni à Ségolène Royal dans une lettre datée du 11 juillet et rendue publique mardi.

Gilles Simeoni, qui demande quelles sont les dispositions prises pour éviter toute éventuelle pollution, mentionne « un rapport interne de l’armateur » du Concordia, selon lequel « pendant le transfert, il est possible qu’il y ait des rejets en mer d’eaux intérieures, de substances, d’hydrocarbures » présentant, selon l’édile, « un impact environnemental non négligeable ».

« Selon les informations en ma possession, à compter du 20 juillet prochain, l’épave du Concordia sera remorquée à partir de son point d’échouage jusqu’au port de Gênes, ceci en application du projet de «transfert et de démantèlement» de l’armateur Costa.

Le consortium américano-italien, chargé des opérations, Titan Micoperi, prévoit pour ce faire 4 jours de remorquage, dont un passage à 25 km du littoral corse.

Le conseil des Ministres italien a validé le principe de cette opération ainsi que le trajet proposé. Ces opérations sont potentiellement dangereuses en termes de risques environnementaux et de pollution. En effet, un rapport interne de l’armateur indique que « pendant le transfert, il est possible, qu’il y ait des rejets en mer d’eaux intérieures, de substances, d’hydrocarbures » avec un impact environnemental non négligeable.

Ce risque est au demeurant majoré par le mauvais état de l’assise de l’épave. Toute éventuelle pollution serait susceptible d’impacter directement les côtes bastiaises, du Cap Corse, voire de la Plaine orientale, lesquelles constituent une richesse majeure du patrimoine environnemental et économique de la Corse.

Dans ces conditions, je m’étonne que ces opérations de remorquage n’aient à ce jour fait l’objet d’aucune communication officielle de la part des services de l’Etat.

De même et à ma connaissance, ni les Corses ni leurs élus n’ont été consultés, ou simplement informés des risques éventuels engendrés par ces opérations de remorquage et des précautions prises pour les faire disparaître… »

(…) suite ci-dessous

CorsicaInfurmazione.org by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

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