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(Unità Naziunale – Publié le 22 mai à 07h11Nous appelons les salariés de la fonction publique à répondre en nombre à la journée de mobilisation organisée par neuf organisations syndicales des fonctions publiques d’État, de la Fonction publique Hospitalière et de la Fonction publique Territoriale (à l’exclusion du STC qui ne se joint pas pour l’heure au mouvement).

Le projet de suppression de 120 000 emplois et le développement de la contractualisation constituent une attaque contre le statut, de même que la possible rémunération « au mérite » assise sur des critères antinomiques à ceux du service public. Ces organisations syndicales rappellent leur opposition à la remise en cause des CAP et à la disparition des CHSCT, comme à toutes mobilités forcées vers le secteur privé.
Elles appellent les agents à exiger du gouvernement des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous :

– Fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation,

– Rattrapage des pertes subies,

– Abrogation de la journée de carence,

– Compensation pérenne de la hausse de la CSG,

– Respect des engagements en matière d’évolution de carrière, amélioration des déroulements de carrière.

A Manca attire l’attention sur le « Comité Action Publique 2022 » mis en place par l’exécutif gouvernemental. Selon celui-ci, il s’agit de la « transformation » de l’administration qui tient en trois points :

–  « améliorer la qualité des services publics »,

– « offrir un environnement de travail modernisé »

– aux fonctionnaires « maîtriser les dépenses publiques en optimisant les moyens ».

Dirigé par un trio (le président de Safran, Ross McInnes, l’ex-directrice de cabinet de Manuel Valls à Matignon et cadre dirigeante de Nexity, Véronique Bédague-Hamilius, et le directeur de Sciences Po Paris, Frédéric Mion), ce comité est également composé des économistes Jean Pisani-Ferry et Philippe Aghion, qui avaient inspiré le programme économique d’Emmanuel Macron, et le président de l’Institut Montaigne (think-tank libéral) Laurent Bigorgne. Plusieurs entrepreneurs et cadres de grandes entreprises y figurent également, ainsi que des élus : l’ex-secrétaire d’Etat PS Clotilde Valter, le député LREM Jean-René Cazeneuve, la sénatrice LR Christine Lavarde ou encore les président PS de la région Centre, François Bonneau, et celui de la métropole de Rouen, Frédéric Sanchez.

On y retrouve aussi l’ex-conseiller de François Hollande à l’Élysée, Nicolas Revel, ou encore un Suédois qui a piloté les réformes sociales du royaume scandinave, Per Molander.
La seule membre issue du monde syndical est:Annie Thomas, ex-présidente de l’Unedic, qui a été secrétaire nationale à la CFDT dans les années 2000.
Par la nature de sa composition le « Comité Action Publique 2022 » annonce clairement la couleur. Les quelques insignifiantes différenciations entre ses membres ne portent pas sur la « philosophie » du projet car toutes et tous s’accordent pour faire subir à la fonction publique une nouvelle cure d’austérité. Dans un premier jet des rapporteurs de ce comité préconisent une rationalisation de la gestion du service public, ce qui signifie en langage libéral, encore moins de moyens humains et budgétaires et un démantèlement du statut en y associant des méthodes de management du secteur privé.

L’amplification de la casse des services publics socialement utiles s’inscrit pleinement dans un schéma où les inégalités pour les agents et le public vont s’accroître. En tentant de casser le statut, Macron et sa majorité, cherchent par tous les moyens à briser les capacités de résistance.
Ils se proposent (entre autres aspects) de mettre en place un secteur sanitaire au rabais pour les populations les plus modestes tout en favorisant le secteur privé auquel n’aurons accès que les plus aisés.
La prochaine étape de ce plan d’ensemble concerne le régime d’assurance maladie et la mise en place d’un système de retraite par capitalisation. Les patrons des fonds de retraite exercent un puissant lobbying dans ce sens.

Que ce soit aujourd’hui comme pour demain, A Manca considère que les acquis des lois et ordonnances de 1945 ont une valeur universelle et intemporelle. Notre vision d’une société corse émancipée de toutes les tutelles se construit dans les luttes d’aujourd’hui.

A MANCA.