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Une publication hebdomadaire intitulée : « Le Point », sans doute parce que ses rédacteurs ne connaissent pas vraiment les lettres, a annoncé que j’avais été assassiné il y a plusieurs mois. Un vague rectificatif a été publié deux semaines plus tard dans un recoin de la rubrique sportive, ce qui m’a rassuré sur ma propre existence. En réalité, ce n’est pas votre serviteur qui a été assassiné mais la presse française qui est bien morte et cette erreur sinistre n’est qu’une démonstration supplémentaire qu’il n’existe plus dans notre pays que fort peu de journalistes, essentiellement remplacés désormais par quelques rédacteurs qui puisent l’essentiel de leurs informations sur Google et sur Wikipédia et qui, dans les « copier-coller » informatiques confondent allègrement les noms, les fonctions, les dates et les faits tandis qu’il suffit que traîne sur la Toile une sottise sans cesse répétée et jamais vérifiée pour qu’ils la reprennent à leur compte comme une vérité révélée.  

Et quand on n’a pas grand chose à dire, notre presse se spécialise dans le « marronnier », chronique récurrente pour une presse depuis longtemps enterrée.
S’agissant de l’hebdomadaire Le Point, grand spécialiste botanique de la floraison du marronnier, on sait que chaque année, au fil des semaines, le lecteur aura droit successivement au palmarès respectifs des cliniques et des hôpitaux, des lycées et des collèges, des universités et des écoles supérieures en tout genre, à l’analyse des prix immobiliers à Paris, en province et en périphérie, aux arnaques en tout genre et dans tous les domaines du crédit aux stages en passant par les petits boulots, les agences de voyages, sans oublier les pompes funèbres et enfin naturellement, au moment des vendanges, à une analyse rétrospective et prospective du rapport qualité/prix de chacun de nos vignobles.

Le recul que me donne ma mort annoncée me permet de me dispenser des ces lectures mortellement ennuyeuses et de m’informer dans la presse internationale qui s’efforce quant à elle de répondre à la crise par la qualité, le courage et parfois l’engagement.

 

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