Produit CORSU E RIBELLU

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Si les travaux de mise en sécurité de l’ancienne usine d’amiante de Canari, dans le Cap Corse, se sont arrêtés en mars dernier, la surveillance du site continue, par l’ADEME.

Celle-ci ayant notée une érosion due aux eaux de ruissellement, une modification a été demandée à Vinci, chargée des travaux. Du 10 au 27 juin des opérations de sondage mais aussi le creusement d’un fossé de détournement des eaux seront réalisées de nuit. La circulation automobile ne sera pas affectée, assure-t-on du côté des responsables. (corse matin)

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L’ ancienne exploitation d’amiante de Canari (Cap Corse) vient d’être l’objet d’une évaluation des risques vis-à-vis de la santé, de la salubrité et de la sécurité publique suite au recensement national des sites pollués établi par le ministère de l’environnement en 1994.

Cette exploitation fut la plus importante d’Europe et fonctionna de 1930 à 1965. Un rapport commandé par la DRIRE et établi par l’INERIS en collaboration avec le Comité Permanent de l’Amiante (lobby des producteurs d’amiante) fait le point et propose ses solutions.

Une campagne de mesure des quantités de fibres d’amiante dans l’atmophère a été réalisée par l’INERIS du 21 octobre 1994 au 18 mai 1995 à Albu, Nonza, Canelle, Ogliastru, Olcani, Mines de Canari (et Barrettali pour site témoin). Les résultats font état quasi uniquement de chrysotile, la fibre qui serait la moins cancérigène, en concentration d’environ 1 fibre par litre d’air avec un maximum de 15 fibres par litre dans l’usine. Rappelons que la circulaire du ministère de la santé de 1994 sur l’amiante en bâtiment recommande d’intervenir au dessus de 5 fibres par litre.

Ces résultats appellent quelques commentaires. Est-il rigoureux de faire les prélèvements de particules en suspension dans l’air uniquement en saison humide et non en été, quand les fibres, sèches et légères, se dispersent beaucoup plus facilement? Les résultats sont nettement inférieurs à ceux d’autres études. La concentration en fibres de l’air dans l’usine même, où tout n’est qu’amiante, est ridiculement basse.

L’état des lieux nous rappelle que les plages de Nonza et d’Albu sont le résultat des rejets en mer des stériles (partie de la roche sans intérêt), qu’il reste plus de 150 000 m3 d’éboulis qui provoquent régulièrement des éboulements sur la route, que l’immense usine est recouverte d’une couche centimétrique d’amiante pure, que les 2 cratères d’exploitation font 60 m de profondeur.

Les mesures proposées consistent à restreindre toute présence humaine permanente sur les lieux (ce qui n’est pas le cas jusqu’à présent), à défloquer les bâtiments et à décaper ou recouvrir de végétation les déchets. Il est par ailleurs recommandé de faire une étude sur le niveau d’exposition des plages de serpentinite amiantifère d’Albo et de Nonza, notamment à cause du risque de remobilisisation des fibres dû à la fréquentation.

U LEVANTE 1996

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