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Il était 10 h 20, hier matin, lorsqu’une dizaine d’agriculteurs a investi l’agence du Crédit agricole de Ghisonaccia. Parmi eux, Joseph Colombani, président de la FDSEA Haute-Corse. L’objet de cette occupation sans violence était d’attirer l’attention des pouvoirs publics, de la population et des différents acteurs du monde économique agricole sur le problème délicat de l’endettement.

Malgré la signature en janvier 2004 du protocole Hirel, qui préconisait un retour normal de la banque dans le financement de l’agriculture et la possibilité d’obtention de prêts, de nombreux dossiers contentieux ne sont pas encore traités et bon nombre d’agriculteurs ne peuvent toujours pas bénéficier des aides financières nécessaires à l’exploitation de leur entreprise.

Le président de la FDSEA de Haute-Corse, par cette occupation symbolique, porte des revendications cruciales quant à la survie d’exploitations agricoles. « Le constat est affligeant. Les banques ne prêtent plus aux agriculteurs. Le serpent se mord la queue. Comment sortir d’un désendettement de plus de vingt ans, avec le désir de respecter le protocole, si on ne nous donne pas les moyens financiers de maintenir à niveau le matériel d’une exploitation ?,se demande Joseph Colombani.Certains agriculteurs qui ont des comptes au Crédit agricole se voient refuser l’attribution de chéquier ou de carte bleue alors qu’ils sont à jour de cotisations et de remboursement de leur dette ».

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