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Nous vous l’annoncions avant hier sur notre fil d’actualité facebook de la présence de cette maladie parasitaire : Plus d’information sur Alta Frequenza ci dessous : 

(Michaël Andreani – Alta Frequenza) – Plusieurs cas groupés de bilharziose urogénitale, une maladie parasitaire due à un ver présent dans certaines eaux douces, ont été détectés par les autorités sanitaires régionales et nationales à la fin du mois dernier. Les personnes concernées, des touristes, se sont toutes baignées dans le Cavu, une rivière non loin de Sainte Lucie de Porto-Vecchio. Dès connaissance de ces différents cas, diverses investigations ont été engagées par les autorités compétentes. Le Haut Conseil de la santé publique a notamment été saisi pour évaluer les risques. Les conclusions des différentes expertises permettront de mettre en place un plan d’actions avant le début de la période à risque et de la saison de baignade. La bilharziose se manifeste parfois, quelques jours après l’infection, par de légères démangeaisons et des rougeurs aux pieds, avant de se déclarer dans certains cas de manière plus aigüe les semaines suivante, bien que la plupart du temps, l’infection peut passer inaperçue car les symptômes ne sont pas toujours évidents. Une maladie qui ne se transmet pas d’homme à homme, et qui peut être facilement soignée grâce à un traitement efficace et toléré une fois celle-ci diagnostiquée. L’Agence Régionale de Santé, qui tient à faire passer plusieurs messages de prévention, affirme que pour l’heure, le risque sanitaire n’existe pas, et qu’il n’y aucune raison de céder à la panique.

Ecoutez le directeur de l’ARS de Corse, Jean-Jacques Coiplet

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L’étude de cas par Pedru-Felice Cuneo-Orlanducci

Les schistosomes constituent un autre groupe de trématodes et regroupe les agents de diverses bilharzioses. Il est caractérisé par une simplification du cycle évolutif par rapport à l’exemple précédent (aussi n’aura-t-on ni rédies, ni métacercaires) ainsi que par un retour à l’état gonochorique chez l’adulte, où le mâle et la femelle sont clairement différenciés. En outre, le dimorphisme sexuel sera tout particulièrement important. Ainsi, le mâle, d’une taille comprise entre 1 et 2 cm de long, possède un sillon ventral, le canal gynecophore, dans lequel viendra se loger la femelle, plus filiforme mais généralement plus longue.

Lorsque les femelles sont inséminées par les mâles, elles quittent alors les mâles pour aller pondre dans les veines de la vessie urinaire avant de revenir sur le mâle. Les œufs sont pourvus d’un éperon leur permettant de traverser la paroi de la vessie, provoquant ainsi des saignements dans les urines, ce qui aura pour conséquence leur expulsion dans les urines (et ainsi leur dissémination dans l’environnement). Ceux d’entre eux qui ne parviendront pas à traverser la paroi de la vessie vont s’y accumuler, provoquant alors des inflammations, et toutes sortes de pathologies d’une gravité variable (cancer de la vessie, stérilité,…).

Lorsque ces œufs parviennent dans l’eau douce, ils vont alors éclore pour libérer un miracidium sexué, lequel recherchera alors un gastéropode pulmoné du genre Bulinus, dans lequel il pénètrera pour s’installer dans la cavité palléale où il deviendra un sporocyste primaire (par perte des cils, rostres, ocelles, et ganglions cérébroïdes), lequel par bourgeonnement donnera naissance à des sporocystes secondaires dans l’hépatopancréas du mollusque, lesquels enfanteront à leur tour des cercaires, ou furcocercaires (ainsi appelées de par leur queue natatoire fourchue), capables de traverser activement la peau d’un homme qui se baigne, ou ayant simplement les pieds dans l’eau, et ce par les ouvertures naturelles de l’épidermes (glandes sudoripares et sébacées).
Elles perdent ensuite leur queue, devenant ainsi des schistosomules, et sont alors véhiculées dans le sang jusqu’à atteindre la vessie où elles deviendront adultes.

Pour qu’un tel cycle soit mené à son terme, il ne suffit pas d’une seule infestation parasitaire par une seule furcocercaire, mais bien de plusieurs furcocercaires pénétrant dans l’organisme afin de fournir des individus de sexes différents, permettant ainsi l’accouplement.

Il existe également d’autres schistosomes parasites de l’homme, dont les plus courants seront Schistosoma japonicum et Schistosoma mansoni.

Schistosoma mansoni, le plus virulent des trois espèces, est responsable de la bilharziose intestinale et son hôte intermédiaire sera une planorbe. Il a connu, il y a une vingtaine d’année au Sénégal, un développement très important dans une zone très particulière, provoquant ainsi une très forte épidémie de bilharziose intestinale suivie par une mortalité humaine très importante. Une telle tragédie, localisée dans une région auparavant dépourvue de ce parasite, ne fut possible qu’à cause de l’intervention humaine, qui y construisit un barrage pour des besoins agricoles, ce qui constitua alors un réservoir d’eaux stagnantes dans lesquelles les planorbes, auparavant marginales, se développèrent considérablement. L’énorme quantité d’ouvriers travaillants dans les plantations, en contact direct avec l’eau, et la présence, sans doute initialement accidentelle d’un nombre très restreint d’hommes malades fut l’instigateur de l’épidémie. Un tel exemple illustre parfaitement le caractère souvent humain de bien des tragédies qui pourraient paraître naturelles.

Schistosoma japonicum, dont l’aire de répartition est fortement excentrée vers l’Asie au contraire des deux précédents davantage localisés en Afrique, est quant à lui responsable de la bilharziose artèroveineuse, et son hôte intermédiaire est une fois de plus un gastéropode pulmoné d’eau douce.

Schistosoma bovis et Schistosoma cuirassoni sont des parasites du bétail en Afrique, le second étant extrêmement proche, tant spécifiquement que génétiquement, de Schistosoma haematobium, et sont donc très proches parents, les études ayant même prouvée que haematobium fut enfanté, voilà des milliers d’années de cela, par cuirassoni. Un tel constat ne peut se justifier que si l’on considère l’hypothèse que les schistosomes humains étaient à la base des parasites du bétail qui, de par la domestication, furent également en contact avec les humains.

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