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(France 3 Corse) Soutenue par le mouvement  Rinnovu Naziunale, l’association Aiutu Paisanu, créée en décembre dernier, dénonce les conditions de détention de deux militants nationalistes du Rinnovu.  Aiutu Paisanu a tenu une conférence de presse à Ajaccio  ce  vendredi matin 9 mai  pour dénoncer les conditions d’emprisonnement de deux détenus :Eric Maras et Felix Benedetti. Les militants de cette association mettent en cause cause la durée abusive de l’instruction de la  Sous Division Anti-Terroriste (SDAT)  et le coût des déplacements des familles pour les  visites. L’association demande qu’une loi sur le droit au rapprochement familial soit mise en place. texte conférence de presse Aiutu Paisanu, Aiacciu, palais de justice du 9 mai 2014 Les durées abusives d’instructions de la SDAT infligées à Eric Marras et Felix Benedetti LES CONDITIONS DE DETENTION INACCEPTABLES SUBIES PAR LES DETENUS POLITIQUES CORSES Lorsque la proposition de loi de Mr GANDOLFI-SCHEIT a été votée, en première lecture, par L’Assemblée Nationale le 24 Janvier 2012, les détenus corses et leurs familles ont cru que la France allait enfin respecter la Convention Européenne des droits de l’Homme notamment en matière de « rapprochement familial ». Ils devaient rapidement déchanter. Force est de constater que tous les détenus poursuivis pour des faits de « terrorisme » sont incarcérés systématiquement en région parisienne. La totalité de l’instruction est effectuée à Paris alors que les détenus ne sont, en moyenne, interrogés par le magistrat instructeur que tous les 4 mois et que la visio –conférence permettrait de les entendre sans difficulté et sans remise en cause des règles de sécurité. Rien, en réalité, ne justifie que l’instruction ait lieu, en permanence, à Paris si ce n’est la volonté de « casser » les détenus en les coupant de leurs liens familiaux. Le fait de faire subir aux détenus l’instruction à PARIS pénalise gravement aussi leurs familles qui doivent assumer le coût financier des déplacements et de l’hébergement sur place : à l’épreuve de la rupture des liens familiaux s’ajoutent donc la sanction financière. Chaque déplacement coûte en moyenne 600 euros par personne (billet d’avion, hébergement etc.). En attendant d’être jugés, ceux qui bénéficient d’une liberté conditionnelle sont, dans la plupart des cas, assignés à résidence en région parisienne. Après leur condamnation les détenus ne sont que trop rarement incarcérés en Corse « faute de places disponibles ». Ce qui revient à faire supporter aux détenus et à leur famille les carences de l’Etat, son incapacité à se donner les moyens

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