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C’est l’amertume des combats perdus qui prévalait hier après la décision du tribunal de commerce. Pour les 35 salariés, tous les espoirs s’envolent. Après deux mois sans salaire, il devenait difficile de continuer

Cinq secondes chrono. C’est le temps qui a été accordé aux salariés de Socopan pour digérer l’annonce de la fin de leur entreprise. Si ceux qui fréquentent les tribunaux correctionnels trouvent que la justice est parfois dure, il faut qu’ils aillent écouter au moins une fois les délibérés du tribunal de commerce.

On ne prend même pas le temps d’appeler chaque justiciable à la barre et d’expliquer – dans l’oralité des débats – à quoi correspond une décision. A la vitesse TGV, les sentences s’enchaînent sur un ton monocorde : « Socopan, liquidé. Entreprise une telle, redressement… »

Devant le palais de justice du Finosello, les salariés sont comme assommés. Bien sûr, ils s’attendaient à cette décision. Mais un tout petit fil d’espoir demeurait tout de même.

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David Delogu, le délégué syndical STC est, lui aussi, gagné par la lassitude. Il a voulu y croire. Il s’est renseigné sur la possibilité de monter une Scop (société coopérative). Puis, avec ses collègues, il a été découragé par les risques encourus. « L’Adec dit qu’elle est prête à nous octroyer de l’argent. Quand ? Codipral doit nous rembourser. Quand ? Nous avons de petits salaires. Combien de temps nous faudra-t-il encore être patients ? Les 400 000 euros promis nous ne les avons pas vus… Et la saison est entamée », détaille-t-il.

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