Produit CORSU E RIBELLU

X

(Unità Naziunale – Publié le 16 mai 2018 à 7h33Résider sur la plus belle île du monde, au diable la modestie, ne comporte pas que des avantages, mais également des inconvénients. Le plus gros revers étant le tourisme.

Chaque été c’est la même chose, on le subit ! L’aspect le plus irritant est de s’entendre dire « mais on vous fait vivre », ou pire encore quand le corse lui-même s’auto persuade que le tourisme fait économiquement vivre la Corse. À force d’entendre toujours les mêmes mensonges, on finit par y croire. Il est donc grand temps de « debunker » bien des mythes à son sujet.

Avant toutes choses il convient d’emblée de casser un mythe : dans le monde entier, il n’y a qu’un seul état qui vive réellement bien du tourisme, et qui en vit tellement bien que grâce à lui ses habitants ne payent pas d’impôts. À l’exception de celui-ci, aucun pays ne vit bien du tourisme et c’est même plutôt l’inverse. Inutile donc d’avoir fait de grandes études d’économies pour en déduire que si personne sur Terre ne le fait, c’est que ce n’est donc pas un secteur économique porteur sur lequel on doit miser plus qu’un autre. À titre d’information, cet état qui vit très bien du tourisme, c’est le Nevada, grâce à Las Vegas, vous devinez donc la sacro-sainte recette qui permet de faire fructifier le tourisme.

L’économie

Les chiffres exacts sur le tourisme sont extrêmement difficiles à trouver, et encore quand ils existent ! Ainsi il existe un seul rapport détaillé et des chiffres ventilés par postes que pour une seule et unique année : 2011 ! Outre le fait que c’était sous l’ère Sarkozy, donc périmée, c’est aussi et surtout une année remarquable (ou pas) pour le tourisme corse, ce qui n’est pas anodin.

L’avantage d’être une île c’est que l’on est obligé d’y entrer et d’en sortir par un port ou un aéroport, on connaît donc avec exactitude le nombre d’entrées et sorties sur le territoire. Le tableau suivant regroupe les chiffres de l’ORTC[1] pour le nombre de passagers entrés et sortis de l’Île (croisiéristes compris) par les ports et les aéroports, ainsi que le chiffre d’affaires (CA) généré par le tourisme annoncé par l’ATC[2] et/ou l’INSEE[3] (mais ils travaillent de concert sur ces chiffres). Nous ne disposons du CA exact que pour l’année 2011. À ces données j’ai rajouté le PIB[4] de la Corse relevé sur le site de l’INSEE, ainsi qu’un banal calcul qui nous donne la part du tourisme dans l’économie de la Corse.

La suite du dossier sur ce lien