Produit CORSU E RIBELLU

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(Unità Naziunale – Publié le 14 mai à 16h48) Les auditeurs de Cuntrastu en ce dimanche 13 mai ont pu constater que , même si lui aussi se refusait à admettre qu’il y avait un problème corse, il avait si peu confiance dans les cadres locaux de son parti et dans le zèle de ses fonctionnaires, qu’il avait désigné un véritable commissaire politique pour faire savoir à la « population locale » ce qu’il convenait de faire et surtout de penser.

Le rébarbatif toubib urgentiste qui tient le rôle immodeste de « référent » , a de manière très ferme, rappelé aux élus de LREM en Corse qu’ils n’étaient là que pour faire de la figuration intelligente. Quant aux Corses qui sont persuadés qu’ils ont fait passer à maintes reprises une revendication explicite d’émancipation au politburo parisien, notre œil du maître leur a fait savoir que son lexique perso ignorait le sens du mot autonomie.

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D’ailleurs, pas une fois notre sous-produit de Lénine n’a donné l’impression qu’on parlait de la Corse ! Bon prince il a cependant déclaré qu’il était pour « une autonomie administrative » comme pouvait le faire il y a 100 ans, un élu de la 3éme république quand il voulait se faire passer pour un moderniste. Traduit en langage macronesque, ça veut dire que , comme dans le monologue de Figaro, à condition de ne pas parler d’identité, de maîtrise du foncier, d’économie , de culture, d’enseignement, d’aménagement, de langue, d’environnement, de transports, de logement et d’institutions, les Corses ont tous les droits.

Tant et si bien, que mon cousin qui habite la Creuse mais qui voulait se tenir au courant des affaires corses, se demandait si elle n’était pas en train de regarder une émission de France 3 Limousin.

Macron peut dormir tranquille ; à défaut de faire des voix, son grand inquisiteur veille sur les corps et sur les âmes des brebis républicaines , du moins ce qu’il en reste en Corse…

Ghjacumu Faggianelli