Produit CORSU E RIBELLU

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La Ghjuventù Indipendentista tient à faire part de son inquiétude et de sa stupeur vis-à-vis des alliances que connaissent les deuxième et troisième villes de Corse, Bastia et Portivechju, au cours de ces élections municipales.

Le courant communément appelé « nationaliste modéré » incarné par Femu a Corsica a fait le choix, dans l’une et l’autre de ces cités où il est en position de force, d’écarter les indépendantistes de toute alliance électorale, à la demande des partis républicains les plus hostiles aux avancées de notre pays (PCF, PRG, UMP).

Ce choix nous semble hautement infamant et inopportun à bien des égards:

– Il remet en cause les processus d’union des deux autres grandes villes, Ajaccio et Corte, où dans des situations difficiles les listes nationalistes ont réalisé des scores honorables et enclenché une véritable dynamique.

– Sur un plan idéologique, il est indéfendable. Comment privilégier ses ennemis historiques à ses alliés naturels, quels que soient leurs scores ? Rappelons que François Tatti est -entre autres- contre la co-officialité de la langue corse qui est un point fort du programme de Gilles Simeoni. Jean-Louis Milani fait quant à lui partie du groupe qui a élaboré et défendu le PADDUC de la désanctuarisation, contre lequel les « modérés » se sont toujours battus. Quelle politique culturelle, urbanistique, sociale peut-il bien sortir de cette future majorité improbable ?

– Sur un plan stratégique, il n’assure en aucun cas une victoire au camp « modéré » : preuve en est à Portivechju, où il est en train de coûter la mairie à Jean-Christophe Angelini. A Bastia non plus, rien n’indique que cette alliance sera entendue et comprise par les militants de chaque bord. Et si elle parvient à l’emporter, elle laissera des traces.

– En acceptant de se faire dicter leur comportement par des partis minoritaires aux exigences démesurées, les « modérés » remettent au centre du débat la « violence clandestine » ce qui est une hérésie totale dans un scrutin municipal. Ils rentrent à leur tour dans le triste jeu du « pas de cagoules à la mairie », qu’ils ont subi eux-mêmes au premier tour. Il est hautement déshonorant d’accepter ce préalable de refus de la violence, quand on connait la véritable violence que subissent les Corses au quotidien. Il s’agit donc d’un prétexte fumeux pour écarter les indépendantistes de tout accord en intégrant un improbable « front républicain ». La pilule sera difficile à avaler pour de nombreux nationalistes convaincus adhérant à la démarche de Femu a Corsica.

Ce choix est un tournant dans la vie politique corse, où le courant modéré qui a toujours marché de concert avec les indépendantistes vient de s’en séparer violemment leur préférant les pires partis anti-nationalistes de Corse (PRG, UMP, PCF).

Nous appelons donc nos centaines de militants et sympathisants à être très vigilants vis-à-vis de ces mésalliances présentées comme une panacée pour évincer des clans en place. Nous dénonçons ouvertement cette stratégie de marginalisation des indépendantistes et plus largement, des idées nationalistes pour arriver au pouvoir.

Nous avons des valeurs et des idéaux, nous ne les travestirons jamais pour un quelconque strapontin. Pendant que d’autres s’égarent, nous gardons les idées claires et continuerons à nous battre pour la liberté de ce pays de manière sincère et désintéressée, laissant les tractations politiciennes à ceux qui n’ont que le pouvoir pour exister.

A NOSTRA CUSCENZA HE RESISTENZA

Ghjuventù Indipendentista

Article publié le 25 mars 2014, à lire ci dessous

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by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

Ghjuventù Indipendentista

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]