Produit CORSU E RIBELLU

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A qui ne les a pas entendus, je rappellerai les phrases prononcées par messieurs Camille de Rocca – Serra et Georges Mela lors du meeting de présentation de ce dernier. Le premier a clairement dit : « Il peut y avoir des dangers qu’on ne soupçonne pas. Et bien nous nous allons mettre la digue face à ces dangers. Porto Vecchio n’est pas à vendre ! ». Le second a mis en garde : « Les porto – vecchiais ne laisserons pas Porto Vecchio aux appétits sans vergogne ».

Si la politique est l’art de servir la cité, avec pour devoir de promouvoir le bien commun, la situation de la campagne municipale porto-vecchiaise aujourd’hui ne démentirait certainement pas les propos de Henry de Montherlant : « la politique est l’art de se servir des gens »…

Je passe volontairement sur le bilan de la dernière mandature. Non qu’il ne m’intéresse pas, mais il traduit une orientation politique et économique qui n’est pas la mienne. G. Mela peut se targuer d’une efficiente gestion, je lui opposerais son choix,délibéré, d’une direction qui fait le lit de la dépossession foncière et de la déstructuration de notre communauté. Il est vrai qu’aujourd’hui, effet de mode et de temps, la politique semble plutôt laisser place aux nouveaux techniciens et autres managers… Le système, financiarisé, a de beaux jours devant lui…

Je m’arrête par contre sur les récents propos mentionnés ci-dessus. Ils m’interpellent à plus d’un titre. Tant pour leur portée première que pour leur message sibyllin. « Porto Vecchio n’est certes pas à vendre », mais combien de contre exemples – ces ventes marchandes de terrains – viennent démentir ces propos ? Et qui font le lit de cette étrangère opulence qui n’a que faire de Portivechju et de ses habitants ? Punta d’oru en est un exemple bien précis… Portivechju est déjà, malheureusement, bien vendu… et la prolifération des résidences secondaires atteste de cette spéculation foncière dans laquelle s’engouffrent tant de fortunes extérieures…

« Porto-Vecchio n’est pas à vendre » mais de la gestion des eaux – bien public – à la l’administration du port de plaisance, tout est orienté pour parfaire une privatisation qui aliène le bien commun.

« Porto Vecchio n’est pas à vendre » mais la pullulation des agences et projets immobiliers confirment les desseins marchands qui gangrènent notre ville bien loin des préoccupations populaires comme l’accession à la propriété ou au logement…

A moins que les propos de M. Camille de Rocca –Serra concernent un système et ses tenants pour le moins nébuleux… Mais la rumeur – fusse t-elle savamment distillée- ne peut tenir lieu de seule politique… Car on ne bâtit rien sur le ouï-dire.

Il n’en demeure pas moins que – lisibilité oblige – l’électorat porto – vecchiais, mais surtout la communauté porto – vecchiaise, ont besoin de comprendre et de savoir. Et surtout de ne pas être dupé par des artifices politiciens qui emballent les attroupements électoraux le temps d’un spectacle démagogue

Je l’écris précisément, à l’attention de Messieurs Mela et Rocca Serra : « Pas vous, et pas ça ! ». Car honnêtement qui mieux que nous peut franchement dire – et nous le disons avec force – que « Portivechju un hè à venda !!! ». Car nous sommes les seuls à continuer à rappeler – comme hier – avec force et conviction que « issa tarra hè a noscia è nessun ci po pratenda !!! ».

Paradoxalement, les résidences secondaires ne sont point l’apanage du programme défendu par la municipalité sortante. Récemment à l’occasion d’un reportage sur le Plan Local d’Urbanisme de Portivechju, une candidate de « Portivechju Altrimenti », Mme Nathalie Apostolatos, architecte d’intérieur, a nettement dit : « On ne va pas arrêter de construire de la résidence secondaire. Ce n’est pas l’objet. Loin de là. » Ces propos-pour le moins déroutants- démontrent combien décidément on a du mal à concevoir le développement économique autrement que sous le prisme de l’immobilier…

Si je ne peux décemment amalgamer les programmes de « Notre parti c’est Porto Vecchio » et celui de « Campà Altrimenti » force toutefois est de constater de troublantes similitudes sur des sujets qui nous paraissent essentiels et qui déterminent également l’orientation sociétale. Je récuse pour ma part la stratégie d’un libéralisme débridé qui serait le moteur d’un choix économique que nous avons que trop subi. Je le récuse d’autant plus que le dessein – accru – de privatisation des biens essentiels risque plus d’alimenter des logiques affairistes que de véritables projets de développement économique et social. Le dossier portant sur la gestion du port de plaisance – outre la question de son extension – en est une parfaite illustration. Pour ma part, je fais naturellement mienne l’analyse de Micheli Giraschi qui s’interroge sur la dangerosité de laisser pendant 40 ans la gestion du port de plaisance à une société privée…

Porto – Vecchio n’est certes pas à vendre, mais la marchandisation des terres et la spéculation immobilière ont déjà eu raison de pans entiers de notre patrimoine. Ce système mercantile hypothèque gravement l’accession à la propriété, la transmission familiale foncière, l’accès au logement et plus que ça le droit – légitime – de vivre et travailler au pays.

Dans ce contexte, la voix de la raison qui appelle à un vote utile est celle de U Riacquistu di Portivechju et de son candidat, Michel Giraschi. Car qui honnêtement aujourd’hui, peut décemment affirmer que « Portivechju un hè à venda » si ce ne sont – parce qu’ils l’ont toujours dit – les patriotes de U Riacquistu di Portivechju ? Qui n’a jamais cessé de rappeler – quelquefois au prix de lourdes conséquences – que « a tarra corsa un hé a venda ? « si ce ne sont les seuls nationaux ?

Parce que une campagne électorale est – malheureusement – un cynique spectacle ou l’électeur est d’emblée grugé, ou tout peut se dire parce que le ridicule ne tue plus, et le n’importe quoi peut tenir lieu de programme parce que les politiciens se moquent de la mémoire collective, la démocratie – si ce mot a encore un sens – en sort affectée. Et avec elle les intérêts collectifs des porto – vecchiais.

L’alternative au système en place est aujourd’hui incarnée par Micheli Giraschi. Il est le seul avec la démarche de U riacquistu di Portivecchju, en toute probité, à tenir le discours de la raison ouvrant des nouvelles perspectives d’avenir. Il symbolise le vote utile indispensable pour celles et ceux qui aspirent à émanciper notre commune et ses habitants. Avec pour matrice la défense du bien commun.

Michel Giraschi est le principal candidat qui peut décemment dire « Portivecchju un hè a venda ! ». Mais plus que ça aujourd’hui. Car la précarité galopante affecte nombre de nos familles, parce que de plus en plus de jeunes et de moins jeunes vivent dans l’isolement et l’incertitude des lendemains, parce que le logement, le travail, le mieux vivre sont des référents essentiels de notre société, faisons nôtre tous ensemble ce mot d’ordre : « Di Portivechju, spartimu tutti insembu i so richezzi »

PORTIVECHJU UN HÈ À VENDA !!!

U 23 VUTEMU U RIACQUISTU DI PORTIVECHJU !!!

U 23 PURTEMU A MICHELI GIRASCHI !!!

Ulivieru SAULI

Article publié le 18 mars 2014, à lire ci dessous

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RIACQUISTU

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