Produit CORSU E RIBELLU

X

(article du 17 mars 2014)

Voici le communiqué de l’Associu Sulidarità :

L’associu sulidarità dénonce la politique de blocage des libertés conditionnelles qui affecte les prisonniers politiques corses. Plusieurs d’entre eux ont déjà accomplis et dépassé un temps de peine, qui au vu du droit devrait leurs permettre d’accéder à la liberté conditionnelle.

Or nous constatons sur ce sujet une posture de refus systématique de la part des juges d’application des peines, dés lors qu’il s’agit de statuer sur les dossiers de militants nationalistes.

Nous rappelions que la dernière libération sous contrainte du port d’un bracelet, a été accordée à un prisonnier politique qui avait effectué déjà plus de 90% de sa condamnation et que la conditionnelle l’emmènera bien au delà de la totalité de sa peine.

Dernièrement de nouvelles demandes de remise en liberté ont été rejetées, sur la base de prétextes fallacieux,

Aujourd’hui, c’est Paul Istria , 56 ans, qui s’est vu refusé la levée de sécurité et ce malgré l’avis favorable de l’administration pénitentiaire. Cette situation aura malheureusement pour effet de différer sa sortie de plusieurs mois.

Nous rappelons que dans un régime qui se veut démocratique, la loi et le droit doit s’appliquer à chaque citoyen et donc nous n’acceptons pas que les prisonniers politiques corses soient traités avec ostracisme.

Madame la garde des sceaux, lors de sa prise de fonction ministérielle, avait clairement annoncé son intention de s’attaquer aux difficultés de la vie carcérale en France, en favorisant prioritairement, l’accès aux libérations conditionnelles.

Il est temps désormais, que Madame Taubira, veille à ce que la justice dont elle est le responsable au plus haut niveau de l’Etat, mette en œuvre cette politique, afin de mettre un terme à l’obstruction volontaire à faire appliquer le droit.

Associu sulidarità

[box type= »shadow » align= »aligncenter » ]

PaulIstriaDéjà en 1998 lors de son incarcération Paul Istria est la cible de l’acharnement répressif, l’administration lui refuse, de prendre une douche, son « bon d’arrivant » et tout contact avec des prisonniers corses au prétexte que Paul Istria reste droit dans ses bottes lors de ses interrogatoires. Il faut que son avocat et l’association de défense des prisonniers politiques montent au créneau pour faire bouger les choses.

En juillet 2008, Paul Istria est interpellé, déporté et écroué dans une prison parisienne alors qu’il est suivi pour une grave maladie aux dents.

2009/2010 : Lors de son incarcération Paul Istria souffre des dents, et pendant des mois, il luttera pour avoir les soins adaptés, en dehors de la prison, c’est sa famille et sulidarità qui doivent se mobiliser non sans risque. Il est atteint d’une grave infection de la mâchoire suite à des caries non traitées pendant sa détention préventive aucun médicaments ne lui sera donné pendant des mois. Ce n’est que 245 jours après avoir été incarcéré qu’il a enfin les premiers soins.

Mai 2010 : Paul Istria fait partie du collectif des prisonniers de Fresnes afin de revendiquer légitimement le rapprochement familial

Début juillet 2012, il a été requis contre Paul Istria, 20 ans de prison dont 2/3 de sûretés, il sera au final condamné à 12 ans de prison.

Fin juillet 2012 : dans son village de Moca Croce, la famille et les proches de Paul Istria se sont rassemblés pour apporter leur soutien au père, au frère, au cousin, ou à l’ami…

Fin octobre 2012 : Paul Istria, comme tous les prisonniers politiques corses n’a pas posé de problèmes en prison lors de son incarcération, il a tout juste, comme les autres, fait valoir ses droits. Après avoir demandé son rapprochement familial par la voie administrative, et face aux longueurs des réponses et aux refus obtenus, Paul Istria et Marc Antoine Colleoni ont annoncé qu’ils entameraient une grève de la faim en cas de non rapprochement familial. Ils ont commencé par une grève des plateaux et des parloirs ce qui a eu pour conséquence direct que leurs familles n’a pas pu monter les voir sur Paris.

Fin décembre 2012 – « A quelques jours de noël, L’Associu Sulidarità se félicite du rapprochement à Borgu de Marc Antoine Colleoni et Paul Istria. Hélas de nombreux patriotes restent incarcérés dans les prisons du continent français »

[/box]