Produit CORSU E RIBELLU

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Comme chaque mois d’août depuis une trentaine d’années, les nationalistes corses se réunissent à Corte ce week-end. Selon toute probabilité, ils donneront davantage le sentiment de sacrifier à un rituel que celui de participer à un rendez-vous politique déterminant pour l’avenir de l’île.

Après trois décennies d’un combat fiévreux contre « l’Etat colonial », rythmé par des opérations « île morte », des manifestations de masse, de spectaculaires « nuits bleues » et 15 000 attentats, après d’innombrables conflits, scissions et règlements de comptes entre courants et factions, le mouvement nationaliste paraît, en effet, plus que jamais, essoufflé et sans perspectives.

Tout y a contribué. L’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, le 6 février 1998, a tragiquement démontré l’impasse où conduisait l’option « militaire » défendue par les plus radicaux. Le commando qui a tué le préfet espérait refonder le mouvement nationaliste, le retremper dans une guerre frontale avec l’Etat. Ce crime a eu l’effet inverse, confirmé par les procès successifs de ses responsables, au premier rang desquels Yvan Colonna : il a accéléré le discrédit et l’isolement de cette mouvance.

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