X

« Les mois à venir vont être déterminants pour notre pays » car « une forte majorité de l’Assemblée de Corse a décidé de prendre en compte les propositions qui sont les nôtres », a déclaré le dirigeant de Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni, lors de la réunion publique de clôture des 30è Journées internationales de Corte.

M. Talamoni, l’un des quatre élus de Corsica Libera (sur 54) à l’Assemblée de Corse, a appelé l’ensemble de la mouvance nationaliste à se mettre « en ordre de bataille (…) en recherchant une cohésion d’ensemble » dans la diversité pour permettre à « un mouvement national pluriel de devenir l’alternative« .

Des représentants des principales formations nationalistes, plus nombreux que les années précédentes, avaient auparavant participé à un grand débat public en présence d’un millier de personnes.

Le dirigeant historique du renouveau nationaliste corse, dans les années 1970, Edmond Simeoni, représentant la coalition Femu a Corsica (Faisons la Corse, 11 sièges à l’Assemblée) a exprimé la « volonté de construire par l’action démocratique le rassemblement le plus large possible » dans la perspectives des prochaines élections.

« Nous avons demain la possibilité d’avoir une majorité d’émancipation nationale (…) alors que 85.000 nouveaux arrivants doivent venir en Corse dans les prochaines années« , a déclaré M. Simeoni, absent des réunions de Corte ces dernières années, en évoquant les 35% de voix obtenus par les nationalistes aux territoriales de 2010.

Soulignant que « la plupart des idées nationalistes sont désormais reprises par l’ensemble de la classe politique« , insulaire, le conseiller général nationaliste de Corse-du-Sud, Paul-Jo Caitucoli, qui n’appartient à aucune formation, a proposé d’entamer activement les échanges entre organisations dans la perspective d’une prise de pouvoir.

Très acclamé en stigmatisant « la colonisation de peuplement qui se développe tous les jours dans ce pays« , Pierre Poggioli, dirigeant de Corsica Libera, a appelé à « un compromis historique entre les deux familles nationalistes et à l’union ».

Evoquant enfin les assassinats qui endeuillent la Corse, M. Talamoni a dénoncé « les autorités françaises qui ont failli, laissant se développer le banditisme pour se consacrer exclusivement à la poursuite des militants politiques« .

« La mafia, a-t-il ajouté, ce n’est pas seulement la grande délinquance mais le lien entre banditisme, économie et politique« .

Plaidant pour la création d’un « organisme territorial de contrôle des fonds publics« , M. Talamoni a souligné que la carte des assassinats de ces dernières années et celle de la spéculation immobilière, galopante en Corse, se superposent car les « deux phénomènes sont intimement liés« .

Il a donc souhaité que l’Assemblé de Corse lance une stratégie de développement « bien affirmée (…) rompant avec la logique de l’économie résidentielle et un statut de la citoyenneté corse (pour faire baisser les enjeux économiques liés à la construction immobilière« .

 

Photos, vidéos et articles sur corsicalibera.org

Dossier Unità Naziunale sur Corsica Infurmazione

Faites passer l’information autours de vous en cliquant sur :

 

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)