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A la tribune, François Sargentini entouré de Paul antoine Susini et Pierrot Poggioli pour le mouvement présente dans une intervention bilingue, ces Trentième Journées. Il rappelle le sacrifice des militants de la lutte depuis ces trente. La conviction du mouvement est claire depuis l’origine : « Une lutte ne peut rester fermée sur elle-même.»

  • Bustianu CUMPOSTU et Sale GAVINO représentent les partis indépendantistes sardes, ils assurent le peuple corse de leur solidarité. Giovanni CALLI représente le PSA, parti autonomiste sarde, récemment converti à l’indépendance ; cela indique bien que dans l’Europe actuelle plus ou moins de type fédérale, l’indépendance est préférable à une autonomie corsetée par l’Etat italien. Son mouvement a 5 conseillers au parlement sarde. Il réclame que la continuité territoriale de l’île soit une compétence transférée.
  • Pour le Parti travailliste kanak et l’USTKE, Roch HAOCAS fait le point sur le processus d’autodétermination en Kanaky/ Nouvelle Calédonie. Le comité des signataires de l’Accord de Nouméa se réunira dans la perspective d’un referendum dès 2014. Pour son mouvement l’option la plus claire doit être mise au vote : l’indépendance de plein droit.
  • Keitapu Maamaatuaiahitapu, ancien ministre de la mer du gouvernement polynésien, représente le parti indépendantiste de Tahiti , Tavini. Distance oblige, ce n’est que la seconde fois que son mouvement vient à Corti. Il indique bien les limites du statut d’autonomie actuel de son pays. De nombreuses dispositions de son Assemblée territoriale sont ignorées par l’Etat. Une loi organique vient récemment d’être votée au Parlement français, en ignorant le pouvoir polynésien. Selon lui les choses sont simples :«Dans ma maison je suis le seul maître. » Il manifeste sa solidarité, « Nous ne sommes pas les seuls sous la domination française. La dernière fois que le suis allé au Pays basque, on m’a traité de terroristes. Je suis donc fier d’être ici avec d’autres terroristes !».
  • Barry Mac COLGAN vient porter un message du SINN FEIN. Son mouvement a choisi une voie électorale qui conforte les accords du vendredi saint. Il est en progression mais il n’oublie pas ses origines ouvrières, et le sacrifice des prisonniers politiques de l’IRA.
  • Alfons Tena LOPEZ est venu au nom de Solidarita Catalana per l’Indipendenza. . Selon lui l’indépendance est un projet politique en soi. « Il y a actuellement une majorité sociale pour l’indépendance mais pas encore une majorité politique, mais cela viendra… »
  • Xabi LARRALDE , ancien prisonnier politique s’est exprimé au nom de tous les représentants basques. Les choses ont bougé en Euskadi. La résolution du conflit pourrait trouver l’apport de franges non-nationalistes. La coalition BILDU légalisée à un cheveu près est devenue la seconde force politique aux récentes élections municipales et provinciales. Un processus doit se mettre en marche ; la balle est dans le camp des Etats espagnols et français.. « Ce dernier étant bien un acteur du conflit. »

Pierrot Poggioli a conclu avec émotion, ayant été présent lors des premières Journées. Il a mesuré le chemin parcouru pour que nos idées progressent Mais en Corse, contrairement à l’Irlande ou la Kanaky, une solution politique n’est toujours pas enclenchée malgré nos propositions réalistes. « L’europe doit savoir que la question des nations sans Etat n’est pas totalement réglée. »

GD

 

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