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Suite à une initiative du Gouvernement, le Parlement français débat sur la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires. Mais le cadrage est déjé là: cela excluera tout concept de coofficialité. La Corse n’attend donc rien de ce vote cosmétique.

Cette fameuse Charte est un document à la carte destiné à protéger la diversité linguistique européenne. C’est un standard minimal, sachant que de nombreux Etats européens ont des langues régionales officielles (Royaume uni, Espagne, Italie, Pays Bas, Slovaquie,…)

La France après signature en …1999 a refusé de la ratifier, bloquée sur son jacobinisme et son article 2 de la Constitution « la langue de la république est le français ». Puntu è Basta.

Jospin puis Chirac, puis Hollande ont promis la ratification, mais se sont vite rangés derrière les arguments des théologiens de la République « une et indivisible ». Le Parlement discute donc actuellement d’un texte de loi qui maintient cet article 2, et qui inclut dans un Titre sur les Traités la mention de cette Charte. Mais le texte est complété par une déclaration interprétative très restrictive : pas de droits collectifs pour les locuteurs. Les corsophones ou bascophones ne seront donc pas représentatifs d’un peuple mais de simples quidams attachés à un patrimoine passéiste. Les députés Camille de Rocca Serra et Paul Giacobbi se sont courageusement opposés à cette embrouille. En vain…

un conflit de légitimité

Sachant que l’Assemblée de Corse a voté démocratiquement la cooficialité du corse et du français, il y a donc bien deux légitimités démocratiques qui s’opposent : celle de la Corse et celle de la France.

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