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Un parcours « long courrier » de plus de quatre heures aura été nécessaire pour dessiner ce que sera la desserte aérienne de service public à partir du 1er avril 2012.

Le débat, qui a volé plutôt haut, fait au moins apparaître que la Corse bénéficie d’un service « fiable et sûr » (Jean Biancucci) mais que « l’idéal ne sera jamais atteint »(Tony Sindali, ex-président de l’office des transports), « qu’il n’y a pas de formule miracle » (Paul Giacobbi, président du Conseil exécutif) et que l’exercice est « extrêmement complexe » (son prédécesseur Ange Santini). Complexe à bien des titres. D’abord, si l’exploitation des liaisons de bord à bord (Corse/Nice et Corse/Marseille) atteint relativement l’équilibre, celle des lignes avec Paris est déficitaire : 13,8 ME après compensations au titre de la continuité territoriale, sinon il serait de 43 ME comme le précise justement Paul-Marie Bartoli. Ensuite, parce que le trafic passagers augmente mais de façon très inégale. Par exemple, il est proposé d’augmenter la capacité globale de l’aéroport de Calvi alors qu’en hiver le taux de remplissage plafonne à 35 %. Enfin, pour l’assemblée territoriale, la procédure d’appel d’offres s’apparente malgré tout à une démarche hypocrite : en théorie, plusieurs candidatures sont attendues pour sélectionner le mieux-disant, celui qui coûtera le moins cher avec les meilleuires prestations, mais dans la réalité, il faut tailler un cahier des charges sur mesure pour la compagnie régionale Air Corsica et son partenaire historique Air France qu’il faut convaincre sans pour autant effrayer.

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