Produit CORSU E RIBELLU

X

(Unità Naziunale – Publié le 3 mai 2018 à 16h32) Avant l’organisation basque ETA, qui a annoncé mercredi sa dissolution et qui l’a rendu effective aujourd’hui (3 mai 2018) , plusieurs autres groupes armés en Europe, indépendantistes ou d’extrême gauche ont marqué leur époque par leur lutte avant de déposer les armes ou bien d’être démantelés.

L’IRA, l’ETA et le FLNC ont survécu plusieurs décennies à d’autres organisations clandestines émanant de « nations sans Etat », en Bretagne, dans les Antilles françaises, en Catalogne, au Pays de Galles ou en Ecosse…

Certains de ces groupes connaissent des résurgences sous la forme de groupes dissidents comme par exemple pour l’IRA avec IRA-Véritable et IRA-Continuité en Irlande du Nord.

D’autres peuples au sein de l’Union européenne, sans recourir à la violence armée, contestent le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, Etats-nations “démocratiques”, mais aussi d’autres Etats au sein de l’UE. Les Référendums d’Indépendance en Ecosse et d’Autodétermination en Catalogne (2014), le référendum d’octobre 2017 et le vote de décembre, ont été soutenus par nombre de ces “Nations sans Etat”. Aujourd’hui les revendications ‘sécessionnistes” de ces divers Territoires reviennent avec force. (source)

La pérennité de ces trois mouvements armés (FLNC, IRA, ETA) en lutte contre les Etats britannique, espagnol et français s’expliquait avant tout par leur ancrage dans les territoires concernés.

Selon Pierre Poggioli, dans ces territoires, les situations y varient et évoluent en fonction de leur positionnement au sein de l’ensemble de la contestation, de leurs options «idéologiques» et de leurs choix de société, selon leurs moyens d’action (formes et type de violence) et les évolutions géopolitiques et stratégiques européennes et mondiales. Pour l’Irlande, avec les évolutions de l’Etat libre et celles au Nord, l’auteur traite de l’histoire de l’Armée Républicaine Irlandaise, IRA, jusqu’aux Accords de paix. Pour le Pays basque, les évolutions au Nord (Pays basque «français») et celles au Sud (Pays basque «espagnol») sont traitées en parallèle, avec l’histoire d’ETA (Euskadi Ta askatasuna) au Sud (et de l’organisation clandestine Iparretarrak, IK au Nord).


ira-belfast

– L’IRA –

l’IRA est née en 1919, dans le contexte de la guerre d’indépendance (1919-1921), et émane du Sinn Féin, mouvement politique créé en 1905. Divisée durant la guerre civile irlandaise (1922-1923). elle concentre par la suite ses actions contre les intérêts britanniques, principalement en Irlande du Nord.

Après la signature d’accords de paix en 1998, l’IRA a officiellement renoncé à la violence en juillet 2005 et démantelé son arsenal. En Irlande du Nord, le 28 juillet 2005 marque un tournant décisif. L’IRA, ordonnant à tous ses membres de déposer les armes, renonce à la lutte armée. Elle annonce officiellement qu’elle a demandé à ses membres de lutter pour la Réunification de l’Irlande et la fin de la tutelle britannique sur l’Irlande du Nord par des voies démocratiques et des moyens politiques


 

 

DossierCorsicamensuelFLNC– Le FLNC –

Dans la nuit du 4 au 5 mai 1976, c’est dans les décombres qui ont fait suite à 18 attentats à l’explosif que policiers et gendarmes trouvent la profession de foi du Front de libération nationale de la Corse (FLNC).

Cette première « nuit bleue » propulse le « problème corse » sur le devant de la scène politique française et internationale

Les attentats se succèdent, principalement en Corse, mais aussi en France, visant des casernes de la police ou de l’armée, des résidences secondaires, des banques et même une base de l’Otan en 1978.

Après quatre décennies marquées par plus de 4.500 attentats revendiqués, le FLNC Union des Combattants (Comme le FLNC du 22 octobre plus tard) a annoncé en juin 2014 le dépôt des armes afin de favoriser une évolution politique institutionnelle. Un communiqué de 14 pages pour mettre fin à trente-huit années de lutte armée. Le Front de libération nationale corse, ou FLNC, a décidé d’amorcer “un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité”. Une décision “sans préalable et sans équivoque”, écrivent les combattants corses, mûrie pendant plusieurs mois et prise après des conquêtes politiques.


ETA-EUSKAL_HERRIA-FLNC-CORSICA– L’ETA – 

Créée en 1958 par Jose Luis Alvarez Enparantza Txillardegi, Jose Maria Benito del Valle Larrinaga, Julen Madariaga et Iñaki Larramendi, pendant le franquisme, Euskaldi Ta Askatasuna (ETA).

Le Jeudi 20 octobre 2011,  ETA annonce « l’arrêt définitif de son activité armée« . Plus de 50 ans après, ETA met fin à ses «activités militaires» débutées en 1960, deux ans après sa création, abandonnant définitivement les armes, décision irréversible car découle d’un «engagement clair, ferme et définitif». Après de nombreuses trêves de diverses natures et une dernière qualifiée de «générale, permanente et vérifiable» (10 janv. 2011) ETA franchit cette fois un pas historique avec l’abandon des armes.

Le 21 février 2013 les experts de la Commission internationale de vérification du cessez-le-feu annoncent qu’’ETA a commencé à mettre hors d’usage son armement. Cette annonce  signe une nouvelle étape vers la disparition de l’organisation armée.

Une vidéo datée de janvier 2014, montrant deux membres cagoulés de l’ETA présentant des armes et munitions aux  experts, a été diffusée sur le site du journal basque Gara et sur la  chaîne internationale de télévision BBC World News.

8 avril 2017 : Les armes d’ETA sont remises à la justice française par des représentants de la société civile.

20 avril 2018 : ETA rend publique une déclaration dans laquelle elle reconnaît le mal causé.

3 mai 2018 : ETA cesse d’exister (source)


(Luttes armées en Europe Occidentale – Détails sur ces liens – Volet 1Volet 2 – Volet 3)