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D’un côté la rencontre des élus corses le 22 novembre avec les ministres de l’Intérieur et de la décentralisation. De l’autre, quelques jours plus tard, une série d’interpellations sur commission rogatoire du juge Thiel. Pour les élus et les militants de Corsica Libera, la déception engendrée par la rencontre avec les membres du gouvernement a rejoint la colère engendrée par les interpellations de la semaine dernière. Hier, les conseillers territoriaux du mouvement tenaient une conférence de presse, en compagnie d’un grand nombre de militants. C’est Josépha Giacometti qui a exposé les griefs des élus indépendantistes. Sur la réunion de Paris d’abord. Le calendrier en trois phases proposé par les ministres qui renverrait l’étape institutionnelle à 2016 n’est, évidemment, pas acceptable pour Corsica Libera. « Ce serait un recul pur et simple par rapport à la délibération votée le 27 septembre dernier » s’insurge Josépha Giacometti. Accusé de jouer la montre, le gouvernement l’est aussi de noyer le poisson. En modifiant notamment la composition de la délégation reçue le 22 novembre. « Nous rappelons une nouvelle fois que l’ouverture de ce processus s’est faite sur la base de la délibération du 27 septembre dernier, adoptée à une écrasante majorité de 46 voix sur 51. Il n’est pas acceptable que la part belle soit fait aux tenants de l’immobilisme, minoritaires au sein de notre assemblée. Ce sont les représentants de la majorité qui s’est dégagée à la suite de ce vote et eux seuls qui ont aujourd’hui la légitimité de porter le processus », souligne la conseillère territoriale. En un mot comme en cent, est visée la volonté gouvernementale de faire entrer les parlementaires et les maires des deux principales villes de l’île parmi lesquels se trouvent les plus farouches opposants de toute évolution institutionnelle dans le processus de discussion. Au passage, Dominique Bucchini n’est pas épargné. Taxé de se comporter plus en chef de parti qu’en président de l’assemblée de Corse. Indépendance de la justice ? L’autre volet concerne les – opportunes – interpellations de la semaine dernière. Assorties de ce que Corsica Libera appelle une « opération de communication »du juge Thiel et de déclarations de Manuel Valls faisant l’amalgame « entre dérive mafieuse et militants nationalistes ». Une déclaration que les indépendantistes qualifient sobrement « d’ineptie ». Quant à l’indépendance de la justice évoquée récemment par le préfet de Corse, il faut reconnaître qu’en matière de justice antiterroriste notamment, le concept a tendance à faire

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