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Se dit d’un gâteau qui peut être projeté sur votre visage au nom de je ne sais quelle manifestation politique ou d’un sujet souvent évoqué mais jamais traité : c’est toute l’ambivalence de la « grande réforme fiscale » dont on parle souvent mais que l’on n’entreprend jamais et que l’on se prend toujours en pleine figure comme la pâtisserie du même nom…

La première des réformes fiscales seraient tout de même de mieux présenter l’impôt. Savez-vous que, contre toute attente ou tout présupposé, les bénéfices des entreprises sont plus lourdement taxés en Irlande qu’en France mais que tout le monde pense que c’est le contraire parce que la loi irlandaise affiche des taux très bas sur l’imposition des sociétés appliqués à une assiette universelle qui n’est diminuée que par très peu d’exemptions, tandis que la loi française affiche des taux exorbitants appliqués à une assiette réduite à une peau de chagrin par la plus belle collection de niches fiscales du monde ?

Réalisez-vous que la CSG, dont finalement fort peu de gens se plaignent, tant et si bien que la plupart des contribuables n’ont même pas conscience de la payer, rapporte bien plus à la République que l’impôt sur le revenu par lequel tout citoyen se sent accablé ?

Cinq milliards par an de diminution de la TVA sur la restauration n’ont pas plus réussi à abaisser le prix des repas dans nos restaurants qu’à créer des emplois dans ces honorables établissements et l’on a mis la Bretagne à feu et à sang pour une écotaxe sur les transports routiers qui avait été votée à l’unanimité et dans l’enthousiasme par tous les partis politiques qui composent l’Assemblée nationale et le Sénat alors qu’elle n’aurait rapporté net que quelques centaines de millions d’euros par an.

La recette d’une véritable réforme fiscale consisterait avant tout à simplifier les calculs d’assiette et à baisser considérablement les taux. Cela permettrait en définitive une bien plus grande justice sociale, une considérable stimulation de l’économie et des recettes fiscales plus abondantes pour notre République.

Mais nous nous cramponnons à nos faux-semblants fiscaux, dans un pays où il a été depuis longtemps démontré qu’une multi-milliardaire pouvait acquitter moins de 10% d’impôt sur le revenu, alors qu’un cadre moyen dont les revenus peuvent être mille fois inférieur est proportionnellement taxé plus lourdement.

Le Premier ministre a raison de lancer le chantier de la réforme fiscale. Espérons qu’il la mènera à bon port, et qu’il ne se la prendra pas en retour dans la figure.

Blog Paul Giacobbi

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by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

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