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Ce “repositionnement” s’est effectué en plusieurs phases. Amorcé il y a déjà plusieurs années, le positionnement actuel d’Europe Écologie les Verts ne constitue pas en fait une véritable surprise, il obéit simplement à une logique nationale française: délaissant de coté le courant nationaliste corse et la “spécificité” corse, les nouveaux adhérents d’Europe Écologie les verts de Corse se situent désormais dans le camp de la « gauche » française. Leur stratégie et leurs prises de position au sein d‘Europe Écologie les verts” se déclinant au plan régional (corse) national (français) et européen.

Renversement d’alliances ou clarification

Depuis les années 60, les régionalistes puis les nationalistes ont de tous temps été partie prenante du combat écologiste et environnemental en Corse (Projet d’essais nucléaires à l’Argentella, Testa Vintilegna, Boues rouges, Vazziu… la liste de ces combats est loin d’être exhaustive). Historiquement, depuis les années 60, puis les années 80-90, en Corse, le courant écologique politique se situait dans la mouvance nationaliste avec les mêmes thématiques: défense de l’environnement, du littoral, de l’identité corse et de la langue, statut spécifique à la Corse (« autonomisme et droit à la différence » selon les Verts), pour une Europe fédérale des régions, des peuples …droit à l’autodétermination..)

Dans les années 80, la mouvance écologiste s’est organisée dans l’Hexagone pour se structurer au sein des Verts. En Corse elle était surtout représentée par nombre d’associations (Garde…). En 1988, dans le sillage du Comité anti-Vazziu, sont apparus I Verdi Corsi (Norbert Laredo, Vincent Ciccada et autres).

L’élection de max Simeoni sur la liste des Verts

En 1987, à l’occasion des élections présidentielles, des contacts sont établis entre les responsables de l’UPC de Max Simeoni et les Verts d’Antoine Waechter. A Cuncolta avait elle préféré donner ses parrainages au communiste rénovateur Pierre Juquin.

En 1988, à Ajaccio, Antoine Waechter, « écolo-régionaliste” crédité par les sondages de 2% à 2,5% d’intentions de vote, présente un programme en cinq points: lutte contre la fraude électorale, politique énergétique visant à l’autosuffisance, enseignement du corse obligatoire de la maternelle à l’université, lutte contre le saupoudrage économique qui conforte les clans dans leur mainmise sur le destin de l’île et mise en œuvre d’un plan de développement autour de trois axes principaux agriculture, énergie et tourisme.

Suite sur le Blog de Pierre Poggioli :

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by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

Blog PIERRE POGGIOLI

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