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Mercredi 6 novembre a été organisé à l’Espace Diamant, à Ajaccio, une conférence-débat -dirigé par Patrice Antona- de RCFM qui a attiré un public nombreux. Les invités étaient de qualité: Antoine Marie Graziani, historien, Sampiero Sanguinetti, journaliste, Jacques Follorou, écrivain et journaliste, et Xavier Crettiez, Professeur agrégé de science politique à l’université de Versailles – Saint Quentin.

Ces personnalités connaissent bien la Corse sous ces différents aspects et ils l’ont prouvé par leurs ouvrages, leurs articles, publications, reportages qui ont témoigné de leurs recherches et de leurs résultats.

Leurs exposés ciblés ont examinés le thème de la violence sous ces différents aspects : violence politique, économique et sociale, historique, de droit commun ont été analysées puis, ont servi d’introduction à un large débat. Cette réunion ne pouvait prétendre traiter de façon exhaustive un problème dont l’ampleur, la diversité, l’intrication dans la société, la résonance dans l’hexagone et en Europe, mais aussi l’aggravation de toutes les violences dans le monde ne permettent pas une appréhension complète. Cependant, un certain nombre de lignes de forces sont apparues:

* l’aggravation de la violence depuis 40 ans dans l’île où il existe, comme en Méditerranée, depuis des siècles.

* le terreau favorable qu’ont été l’introduction de l’argent dans une île en retard, le clanisme, la politique de mise en valeur, les défaillances de l’Etat.

* l’inadaptation des outils pour lutter contre ce fléau.

Bien entendu, le thème de la mafia a suscité la controverse mais tout un chacun a admis qu’il existait en Corse des pratiques et des dérives qui, pour certains constituaient déjà la mafia tandis que d’autres y voyaient ses signes précurseurs.

Le pari a été gagné en révélant et les compétences des intervenants et l’intérêt majeur d’une partie de la population qui attend des signes concrets d’une volonté de lutter contre la violence. Celle-ci ne peut être ni instrumentalisée, ni minorée voir niée. Elle est omniprésente et la diminution du fléau, sinon son éradication, ne peuvent venir que d’une implication totale de la société Corse avec un canevas simple:

*l’état des lieux des diverses violences ; leur historique, la prospective.

*les responsabilités majeures de l’Etat qui gouverne sans partage l’île depuis plus de 200 ans mais aussi du clientélisme, sans omettre les responsabilités du peuple corse lui-même.

*L’Etat doit assumer ses responsabilités régaliennes et la Corse, celles qui sont politiques avec :

– la réhabilitation de la démocratie et les valeurs humanistes doivent être au centre du processus

– la modernisation des institutions (autonomie de l’île et lutte contre le clanisme).

-l’éducation et la formation des hommes,

-un développement durable, maîtrisé, plus équitable

-une large ouverture sur la Méditerranée, l’Europe et le Monde.

Le challenge est exaltant, complexe ; seuls les bateleurs et les démagogues peuvent promettre des solutions à court terme. Notre société archaïque, les erreurs de développement, le laxisme, les accommodements avec la morale, l’adémocratie peuvent permettre des envolées lyriques, des promesses fallacieuses mais seuls la volonté et le temps aideront à construire une Corse émancipée, ouverte, responsable et solidaire, fraternelle, libre.

Docteur Edmond Simeoni

 

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by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

Le blog du Docteur Edmond Simeoni

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