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Par courrier du 13 novembre dernier, j’ai informé le président de l’Assemblée de Corse de ma décision de quitter le groupe « Gauche Républicaine ».

En effet, les conditions d’un exercice serein de mon engagement politique ne me paraissent plus réunies au sein de ce groupe.

Depuis 2010, je me suis pleinement investi pour défendre nos valeurs avec un esprit d’ouverture et de dialogue. J’ai œuvré pour adapter nos positions aux évolutions de la société en nous écartant parfois, collégialement, des positions prônées par la liste en 2010 sans que cela suscite le moindre émoi. C’est ainsi que, par exemple, le groupe a voté en faveur du transfert de la fiscalité des successions à l’Assemblée de Corse, chaque membre étant pleinement conscient que cela pouvait nécessiter une modification de la Constitution.

Ce n’est que récemment, à cause de dissensions municipales qui sont désormais publiques, que des tensions ont gagné le groupe et se sont cristallisées sur le vote de la réforme des institutions. Pourtant, c’est un dossier sur lequel je me suis fortement investi, au grand jour, en tant que vice-président de la Commission des Compétences Législatives et Règlementaires. Et je suis fier du travail que j’ai accompli car il a permis de rendre le rapport final conforme aux valeurs républicaines que je défends, en arrimant solidement la Corse à la Constitution et en évitant tout risque de dérive.

J’ai donc décidé, à l’instar d’autres élus républicains siégeant sur les bancs de l’Assemblée, de voter le texte final. Ce choix, d’ailleurs partagé par Paul-Marie Bartoli, a servi de prétexte aux autres membres du groupe pour prendre des décisions inappropriées, et m’informer de leur volonté de m’écarter de la présidence.

Non satisfaits d’avoir opéré ce changement, ils ont de surcroît refusé que j’exprime ma position devant le groupe de travail interministériel relatif à la réforme institutionnelle pour la Corse, alors que cette possibilité a été saisie par le groupe « Communistes et Citoyens du Front de Gauche » qui a fait le choix de porter à Paris la parole des deux sensibilités qui le composent.

Mes collègues ont préféré désigner en plus d’Aline Castellani, Marie-Paule Houdemer pour représenter notre sensibilité de Gauche !

Je tire donc les conséquences de ces décisions et je quitte ce groupe que j’ai présidé, trois années durant, dans le respect du pluralisme des expressions de chacun.

Désormais, je siègerai comme « non inscrit » au sein de l’Assemblée de Corse et je continuerai à promouvoir les valeurs de démocratie et de progrès social auxquelles je crois.

Blog François Tatti

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by @Lazezu 

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