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En temps de campagne, il y a des mots qu’il faut décidément manier avec précaution. « Adjoint » et « vice-président » sont de ceux-là. Depuis plusieurs semaines, la ville sait déjà que Jean-Paul Carrolaggi, membre du groupe nationaliste Aiaccini, rallié à Simon Renucci dès le premier tour, sera adjoint au maire sortant en cas de victoire.

Et que les nouveaux alliés enlèveraient également un poste de vice-président de la Capa et deux sièges de conseiller municipaux. Jean-Paul Carrolaggi lui-même ne s’en est jamais caché, allant jusqu’à fortement irriter certains représentants de la majorité actuelle toujours dans le flou concernant leur avenir. Mais l’ancien militant de la Cuncolta souhaite clarifier les choses d’emblée : « C’est le maire lui-même qui a annoncé ses intentions. Je n’en suis pas à l’origine et le groupe Aiaccini encore moins. »L’une de ses composantes, A Manca, précise également qu’elle n’a « jamais négocié de postes »et se réserve le droit de démentir« tous contacts « privés » avec M. Renucci à ce sujet comme sur d’autres aspects. »L’organisation précise que « les contacts avec M. Renucci que nous assumons se sont déroulés dans le cadre large de la démarche « Aiaccini ». Ils ont été centrés sur des accords programmatiques et sur les clarifications que les deux parties entendaient préciser. »

AiacciniAjaccioMunicipaleAManca

« Prouver que nous pouvons accéder aux responsabilités »

Le médecin, militant nationaliste de longue date, rappelle également comment les discussions avec Simon Renucci et Corse social démocrate se sont organisées. « C’est le maire qui nous a sollicités, affirme-t-il, afin de procéder à une ouverture. Des positions très claires avaient été prises sur des dossiers primordiaux pour nous, comme le statut de résident ou la langue. Nous avons accepté. »Une main tendue que les nationalistes d’Aiaccini ont saisie, donc. Une aubaine pour le maire sortant qui n’est plus considéré comme « pestiféré » par tous les nationalistes qui avaient pourtant, après les territoriales de 2010 et le prétendu « conclave de Venacu », juré sa perte. Autre aspect important de l’engagement d’Aiaccini auprès de Simon Renucci dès le premier tour : « Faire barrage à une droite revancharde qui s’oppose à toutes les avancées primordiales pour l’île et son peuple et qui fait l’apologie de la spéculation immobilière », souligne Jean-Paul Carrolaggi, allusion directe aux positions de Marcel Francisci, proche soutien de Laurent Marcangeli. « Grâce à notre positionnement, nous allons prouver que les nationalistes peuvent accéder aux responsabilités », insiste-t-il. Et sur le poste d’adjoint qu’il occuperait en cas de victoire, le médecin va même jusqu’à préciser, déjà, qu’il s’agira d’une « délégation importante ».

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by @Lazezu 

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