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Chômage en hausse, emplois précaires, délinquance galopante, prix des logements inabordables…sont la conséquence de la politique de la municipalité de Porto-Vecchio « basé sur le tout tourisme et les résidences secondaires » selon les nationalistes, une politique qui bénéficie « à quelques uns, des sociétés extérieures à l’île, de quelques affairistes locaux toujours proches du pouvoir ». Un chiffre caractérise cette politique, le taux de résidences secondaires. Il était de 16% en 1975, il est passé à 53% en 2010.

Une jeunesse en déshérence

La situation sociale de Portivechju est jugée préoccupante par U Riacquistu di Portivechju. D’avril 2012 à avril 2013, Portivechju a subi la plus forte hausse du nombre de demandeurs d’emplois en France, 29,1%. Chez les moins de 25 ans la progression est de 75 %, une jeunesse sous-diplômée, « certains se contentent de reprendre les affaires des parents, les autres ne travaillent que l’été à un comptoir au contact d’une prétendue jet-set » déplore Michel Giraschi.

Logements et pauvreté

« Les prix des logements, tant à l’achat qu’à la location, sont inabordables pour la population locale » constatent les nationalistes. A Porto-Vecchio, comme ailleurs, un nombre de plus en plus important de personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté « y compris certains actifs » précise Michel Giraschi : « les associations caritatives fonctionnent à plein régime et ont du pain sur la planche pour de nombreuses années ». Pour les nationalistes cette situation est le résultat de la politique menée par la municipalité « trop liée au tourisme avec de nombreux emplois précaires », au détriment de l’agriculture, de l’artisanat et de la production.

Augmentation et déficit

Lors du vote du budget primitif par le conseil municipal, les élus ont approuvé une augmentation de 8% de la participation financière des foyers aux prestations familiales. « Nous nous étonnons d’une telle augmentation en pleine crise économique, ce qui fait qu’accroître un sentiment d’inégalité et d’injustice particulièrement pour les ménages les plus défavorisés ».

Déficit de logements sociaux, absence de piscine, de salle des fêtes, d’une maison des associations…pour Michel Giraschi « la commune est en déficit de structures » et si la ville « a changé, s’est modernisée » comme l’a déclaré Georges Mela « cela s’est fait aux dépens d’i portivichjacci » regrette le candidat nationaliste.

Intérêt collectif et justice sociale

U Riacquistu entend rompre avec cette politique et veut imposer une autre logique basée sur la primauté de l’intérêt collectif, du bien public, de l’équité et de la justice sociale. « Seul un développement économique harmonieux, bannissant toute forme de spéculation immobilière, basé sur la mise en valeur de nos richesses naturelles au profit de l’ensemble du peuple corse permettra d’enrayer cette spirale infernale » a conclut Michel Giraschi.

[box type= »shadow » align= »aligncenter » ] Le texte de la conférence de presse

Depuis de nombreuses années Portivechju subit une économie basée sur le tout tourisme et les résidences secondaires, bénéficiant à quelques uns au détriment de la plus grande partie de la population.

Les conséquences de cette politique, entre autres sont:

  • La disparition des saisons au profit d’une seule, attendue d’un bout à l’autre de l’année, A STAGHJONI et ses corolaires.
  • Une économie et un rythme de vie à 2 vitesses pour l’ensemble de la population et la fragilisation qui en découle, en particulier chez les jeunes (dépression, taux de suicide en augmentation constante, drogue, déculturation…), délinquance.
  • Une jeunesse sous-diplômée, certains se contentant d’attendre de prendre la relève des parents dans les affaires, les autres ne travaillant que l’été à un comptoir au contact d’une prétendue jet-set.
  • L’arrivée massive d’une main d’œuvre saisonnière étrangère à la Corse (souvent composée de marginaux) dont un certain nombre restent sur place à la fin de leur contrat, incités par certains de leurs employeurs, connaissant sur le bout des doigts les circuits sociaux (au contraire des locaux) et augmentant encore la précarité (chômage, sous-emploi, logement…).
  • Une délinquance galopante alimentée par le mythe de l’argent facile et une mafiosisation établie.

Par ailleurs, les terres agricoles se réduisent comme peau de chagrin et sont livrées à la spéculation, qui, elle, quoiqu’on en dise, ne fait que s’amplifier. Le taux de résidences secondaires, s’il était de 16% en 1975 est passé 53% en 2010… Les prix des logements, tant à l’achat qu’à la location, sont inabordables pour la population locale. Les prix des denrées de premières nécessités sont les plus élevés de corse quand le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.

Tout ceci au bénéfice de sociétés extérieures à l’île, de quelques affairistes locaux toujours proches du pouvoir.

I Purtivichjacci se voient quant à eux réduits à la portion congrue et la paupérisation de la population s’accélère.

D’avril 2012 à avril 2013, Portivechju a subi la plus forte hausse du nombre de demandeurs d’emplois, 29,1% soit 350 demandeurs d’emplois en plus. Chez les mpins de 25 ans la progression est de 75%.

Ces deux chiffres sont des records de France.

Depuis la hausse du chômage ne cesse de s’amplifier, malgré une légère baisse en août.

Entre 2011 et 2012 l’évolution des embauches hors intérim, alors que la zone Prupià-Sartè a affiché un dynamisme particulièrement élevé (+8,8%), a été catastrophique pour Portivechju avec une baisse de 5,2%.

Le pourcentage des jeunes de 15 à 29 ans non insérés est le plus élevé de Corse avec 23 ,5%.

A Portivechju comme ailleurs un nombre de plus en plus important de personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté y compris parmi les actifs.

Trop souvent palliatifs des carences des institutions, les associations caritatives (restos du Cœur, Secours Catholique etc…) fonctionnent à plein régime et ont du pain sur la planche pour, encore, de nombreuses années.

Comme on peut le constater la saison touristique n’a guère enrayé ce processus, bien au contraire.

Ces mauvais résultats sont le signe d’une économie trop liée au tourisme avec de nombreux emplois précaires.

La crise mondiale s’installe en Corse et elle s’amplifie d’année en années, ce qui va encore démultiplier la précarité et la pauvreté.

Quelle est la réponse de la municipalité à cette situation ?

Un exemple : lors du vote du budget primitif par le conseil municipal, les élus de la majorité ont approuvé une augmentation de 8% de la participation financière des foyers aux prestations familiales.

Nous nous étonnons d’une telle augmentation en pleine crise économique, ce qui ne fait qu’accroître à juste titre, un sentiment d’inégalité et d’injustice particulièrement pour les ménages les plus défavorisés.

U Riacquistu di Portivechju condamne cette politique d’austérité caractérisée par une augmentation des recettes fiscales et le confinement des dépenses d’investissement publiques alors que la commune est en déficit de structures comme les logements sociaux, une piscine communale, une salle des fêtes, une maison des associations ou des jardins sociaux.

Comme le dit si bien notre ami Georges Mela « la ville a changé, s’est modernisée…». Peut être, mais cela s’est fait aux dépens d’i portivichjacci !…

Par ailleurs, l’eau reste la plus chère de Corse et il ne semble pas que l’on aille vers la dénonciation du contrat de Veolia, ce prédateur !

U Riacquistu di Portivechju veut imposer une autre logique basée sur la primauté de l’intérêt collectif, du bien public, de l’équité et de la justice sociale.

Pour cela nous nous engageons à :

  • Améliorer le cadre de vie et renforcer la cohésion sociale,
  • Créer les conditions indispensables à la construction de logements financièrement accessibles,
  • La création d’un observatoire des prix ou seront représentés tous les acteurs, à commencer par les consommateurs. Cet observatoire devra peser et négocier avec les entreprises afin de réguler le marché.

Seul un développement économique harmonieux, bannissant toute forme de spéculation immobilière, basé sur la mise en valeur de nos richesses naturelles (élevage, maraichage, arboriculture, pêche et aquaculture, artisanat et un « tourisme maîtrisé ») au profit de l’ensemble du peuple Corse permettra d’enrayer cette spirale infernale.

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by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

Alcudina

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