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Acte barbare, lâche, crapuleux, odieux, abjecte… difficile de qualifier un tel acte commis par les ennemis de la vie humaine, les semeurs de la tyrannie, de la barbarie et de l’obscurantisme dont les premières victimes sont les Touaregs et les citoyens de l’Azawad.

Ce samedi 2 novembre 2013, ce sont Ghislaine Dupont, journaliste-reporter à RFI et Claude Verlon, technicien à la même radio, qui ont été les victimes de ces barbares. Ils ont été d’abord enlevés à la sortie de la maison d’un responsable du MNLA qu’il venaient d’interviewer avant que leurs corps sans vie soient retrouvés une dizaine de kilomètres plus loin. Les ravisseurs les ont assassinés. Les auteurs de cet acte ignoble, commis dans la région de Kidal, ceux-là ont un nom : les terroristes islamistes. Ils sévissent dans la région depuis plusieures années. L’expression de cette lâcheté qui a ôté la vie à deux journalistes est rendue possible grâce à la complicité de certains Touaregs, ennemis de leur peuple. Il est fort probable que l’enlèvement et puis l’assassinat des deux journalistes soient l’œuvre de Touaregs ou de mercenaires qui parlent la langue des Touaregs (Tamachek). A Kidal rien ne peut se faire sans l’implication de Touaregs ; même l’armée française ne peut se passer de la collaboration de Touaregs pour accomplir sa mission. Il s’agit de savoir qui sont véritablement ces Touaregs. Seraient-ils ceux d’Ansar-Dine d’Iyad ag Ghaly avec qui la France aurait négocié la libération des quatre otages d’Arlit ?

En effet, les partisans d’Iyad ag Ghaly parlent effectivement Tamachek mais ne sont, aux yeux de la majorité touarègue, que des mercenaires au service du terrorisme islamiste dont les premières victimes sont les Touaregs et les populations de l’Azawad.

Imputer aux Touaregs un tel acte relèverait d’une volonté délibérée de créer la confusion et montrer du doigt un peuple dont la culture et les valeurs sont à mille lieux de faits pareils ; l’histoire ne leur a jamais connu de tels actes. Les Touaregs sont les victimes de cette horreur et ce depuis plus d’un demi-siècle. Les raccourcis et les propos à l’emporte-pièce ne font jamais l’histoire.

A travers ces nombreuses gesticulations sur les plateaux de télévision, depuis l’annonce de l’enlèvement et puis de l’assassinat des deux civils, qui ont tendance à accuser le peuple touareg s’exprime, en effet, la haine du Touareg.

En vingt-quatre heures, nous avons tout entendu. Des hypothèses invraisemblables aux propos mensongers, des journalistes et des chercheurs mettent en accusation le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Est-ce une volonté de préparer psychologiquement à un plan machiavélique, dont seront victimes les Touaregs, afin que la France puisse, parachever sa « nord-mali-sation » de l’Azawad ? Y-a-t-il une volonté unanime des gouvernements malien, algérien, nigérien et français d’accuser, à tort, les Touaregs pour satisfaire des intérêts inavoués ?

Dans un reportage sur France 2 consacré à Kidal (diffusé lors du Journal de 20 heures du 3 novembre 2013), le commentateur affirme que ce n’est ni l’armée malienne, ni les français qui patrouillent dans les rues de Kidal mais les rebelles touaregs du MNLA. Le même documentaire montre un jeune Touareg, du nom d’Ikenan, confirmant le contrôle de Kidal par les rebelles du MNLA. Mais il convient d’apporter, ici, la preuve irréfutable d’une tentative de manipulation et celle de propos mensongers : en effet, ce jeune homme avait été interviewé durant l’opération SERVAL, ses propos datent de février de cette année. Et il faut surtout faire remarquer que depuis les accords préliminaires de Ouagadougou (juin 2013), les combattants du MNLA sont cantonnés et c’est la MINUSMA, sous l’égide de la France, qui assure le contrôle et la sécurité de Kidal. Pour mieux se vendre, France 2 met en scène un « chercheur » du non de Mathieu Guidère qui, au mépris de l’éthique universitaire, se hasarde dans des supputations effarantes  » […] la sécurité dans cette ville est censée être assuré par les Touaregs, car cette ville est leur fief historique, mais cet enlèvement et cet assassinat montrent qu’ils ne peuvent pas le faire et il faut absolument une intervention de l’armée française pour pouvoir le faire ».

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by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

TAMAZGHA

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