X

Invité de l’émission Cuntrastu, le président de l’office des transports de la Corse affronte la tempête de l’actualité. Des transports, à la réforme de la Constitution, en passant par les municipales, il se livre…

 C’est Paul-Marie Bartoli qui a affronté la tempête médiatique hier soir à Cuntrastu. Interrogé durant 50 minutes par Jean-Vitus Albertini (France 3 Corse-ViaStella), Roger Antech (Corse-Matin) et Alexandre Sanguinetti (RCFM), le président de l’office des transports de la Corse n’a pas pratiqué la langue de bois au cours de cette émission dominicale. Pressé par les flots de questions, le conseiller exécutif s’est livré sur son domaine de prédilection – les transports – mais aussi sur des sujets plus politiques tels que l’idée d’inscrire la Corse dans la Constitution ou les prochaines échéances municipales.

 L’actualité, cette semaine, a plongé au cœur des transports maritimes avec la décision du tribunal administratif de Bastia d’annuler les obligations de services publics (OSP). Une tempête affrontée sans broncher : « Je suis un légaliste, je prends en compte la décision du TA », a-t-il dit, sans préciser s’il fera appel de la décision. Pour Paul-Marie Bartoli, pas de doute, la décision du TA peut ébranler la DSP. Les conséquences seraient aussi inévitables pour la SNCM et la CMN : « Le déséquilibre économique de la DSP entraînera des difficultés financières aussi bien pour la SNCM qui en a déjà beaucoup que pour la CMN ».

Le président de l’OTC a promis de présenter une nouvelle copie à l’assemblée de Corse d’ici la fin de l’année, en gardant toujours le cap sur le consensus.

Une avance financière à la SNCM

L’interminable feuilleton de la SNCM a aussi rebondi sur le plateau de l’émission à travers la procédure qui vise le remboursement de 220 millions d’euros. « La CTC a pris toutes les précautions pour ne pas être rendue responsable de l’éventuel non-recouvrement de cette somme. Il appartient à l’État de prendre ses responsabilités »,s’est défendu l’élu du Valinco.

Et qu’en est-il de la rumeur disant que l’OTC aurait fait une avance de 10 millions d’euros à la SNCM pour faire face à ses échéances financières ? Tout de go, Paul-Marie Bartoli répond, « c’est exact, nous avons été contraints de faire une avance en septembre ».

Vous accordez une DSP à une compagnie qui est dans le rouge ? Interroge le journaliste. « La SNCM a besoin de la Corse et la Corse a besoin d’une compagnie de ce type. Il est impensable que l’on puisse rayer cette compagnie d’un trait de plume, même si elle a des difficultés et si l’on a eu à se plaindre de la non-fiabilité du service. Elle est nécessaire à l’économie de la Corse, mais elle a besoin d’être relookée », rétorque Paul-Marie Bartoli, insistant sur le principe d’une compagnie régionale qui serait en voie de constitution. « Si la SNCM ne devait pas s’en sortir, nous avons pris des engagements devant l’assemblée de Corse, nous serons au rendez-vous pour pouvoir faire en sorte que la Corse ne soit pas écartée d’un tour de table. Il y aura donc une implication très forte de la CTC pour les biens de retour. L’intérêt supérieur de la Corse commande que nous agissions ». Il rassure : « Le service public à l’égard de la Corse ne sera pas suspendu, la DSP sera respectée pour les 10 prochaines années ».

(…)

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

Corse Matin

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

à suivre sur  l'application android Unità Naziunale ou bien sur ce lien mobile (Apple, tablettes...)