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Membre fondatrice du « Collectif contre les assassinats et la loi de la jungle », la chanteuse nous explique son engagement.

– Corsica : Comment vous êtes-vous retrouvée dans « le collectif contre les assassinats et la loi de la jungle » ?

– Patrizia Poli : J’ai été sollicitée par André Pacou, le responsable de la Ligue des Droits de l’Homme en Corse, et je me suis immédiatement sentie concernée puisque le premier objectif du collectif était de lutter contre la banalisation des assassinats et, plus généralement des armes. On s’est dit que l’on avait un rôle de sensibilisation à jouer. On n’allait pas partir en guerre contre les assassins, mais plutôt proposer quelque chose de constructif pour que chacun prenne conscience.

– Corsica : Pensez-vous que votre initiaitive, après la commission violence mise en place par Dominique Buchini, peut vraiment avoir prise sur les évènements ?

– PP : Si je ne pensais pas que cela servait à quelque chose, je me contenterais de jouer du piano et de continuer tranquillement ma musique. Il y a aussi une chose importante : c’est de déculpabiliser les gens. De ne pas leur laisser penser que l’on est tous des assassins en herbe, comme on n’arrête pas de nous le dire. Il y a une autre Corse. Il existe des gens qui ont envie de bosser, d’avancer, de vivre en paix et qui veulent que leurs enfants vivent dans une société sereine. Qu’ils puissent travailler sans craindre de se faire flinguer. Oui, cela sert à quelque chose de parler. Sinon, on ne fait plus rien et on attend que cela passe. Ce n’est pas la voie que j’ai choisie. Déjà, je suis une artiste et ne peux que me préoccuper de mon environnement, des gens…

– Corsica : Oui, mais on ne voit pas ce que cela peut changer en ce qui concerne les événements proprement dits.

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by @Lazezu 

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