Produit CORSU E RIBELLU

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La catastrophe de Fukushima au Japon n’est pas finie. Trois semaines après le séisme, la situation n’est toujours pas sous contrôle, ce qui signifie qu’elle est toujours moins contrôlable. Impossible de dire aujourd’hui quand, et comment, elle va évoluer, et à quel prix, humain, environnemental et écologique. Ce qui est certain, c’est que l’impossibilité avérée de reprendre le contrôle de réacteurs nucléaires accidentés hypothèque l’avenir de la filière nucléaire dans le monde entier. Et cela pourrait bien amener à son abandon à moyen terme. Il faut le souhaiter.

Tout d’abord, il faut dire deux mots de l’admirable peuple japonais. Imaginez une seconde que le tsunami ait frappé les 200 km de la côte orientale de la Corse où vivent 150.000 personnes, au lieu des 400 km de la côte nord-est du Japon où vivent environ 15 millions de japonais.

La vague de 15 mètres aurait submergé la place Saint Nicolas, noyé les appartements jusqu’au deuxième étage, et fracassé les car ferries sur les premiers immeubles et les terrasses des cafés. En plaine elle aurait tout noyé y compris Ghisunaccia, Migliacciaru, ou Aleria, dévasté Moriani, enseveli l’aéroport de Poretta en noyant les avions sur la piste, frappé au pied du bastion de Portivechju et remonté le Stabiacciu, le Fium’Orbu, le Tavignanu, le Fium’Altu ou le Golu sur une vingtaine de kilomètres au moins.

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