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Le Parlement européen votera demain à Strasbourg un rapport de sa commission de la culture et de l’éducation à propos des langues minoritaires (1) dans l’Union européenne (UE). Son rapporteur est François Alfonsi, eurodéputé corse (EELV-RPS). Celui-ci pense que l’adoption de ce rapport permettra de remettre la question sur la table au niveau européen.

Selon François Alfonsi, il s’agit de reconnaître que ces langues font partie du patrimoine commun de l’Europe. Et de faire prendre conscience que c’est l’ensemble du territoire de l’UE qui est perdant si une langue disparaît. “Accepter qu’une de ces langues disparaisse, c’est accepter la perte d’une partie du patrimoine commun”, affirme-t-il.

Le rapport consiste en une série de recommandations et de demandes aux diverses instances européennes afin de soutenir les langues menacées. Il engage par exemple les États qui ne l’ont pas fait à ratifier la Charte européenne des langues minoritaires ou encore propose que pour qu’un nouvel État soit admis au sein de l’UE, il doive avoir mis en place des mesures de protection de sa diversité linguistique.

Au-delà du seul aspect culturel et éducatif, le rapport rappelle aux États membres que “la survie d’une langue menacée tient à la survie et au développement de la communauté qui l’utilise”. Il insiste donc sur la nécessité de prendre aussi des mesures d’ordre socio-économiques pour aider ces communautés.

Mais pour importante qu’elle soit, l’adoption du rapport par le Parlement n’aura aucun effet contraignant. F. Alfonsi explique que, “avec l’exception culturelle, ce sont les États qui sont compétents en matière de culture”.

Pour le parlementaire, cependant, le travail effectué va permettre un pas en avant. “Le rapport a été voté à l’unanimité de la commission culture. Le Parlement devrait donc l’adopter sans problème. Cela va vraiment permettre d’enclencher une dynamique.” Avec la prise en compte de la question par les deux autres grandes institutions de l’UE : la Commission et le Conseil des États membres. “Nous avons eu des discussions avec la Commission qui a reconnu qu’il fallait que l’Union se réapproprie cette question. Au niveau du Conseil, il y a certes des États qui bloquent comme la Roumanie, la Grèce et l’État français, mais ce n’est pas la majorité.”

Le travail effectué par la commission culture va aussi permettre selon lui de “distinguer les bons élèves, comme la Finlande par exemple avec ses minorités suédoise et sami, des mauvais, comme l’État français.”

(1) “Rapport sur les langues européennes menacées de disparition et la diversité

Giuliano Cavaterra

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by @Lazezu 

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