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Conseillère territoriale de droite, Marie-Antoinette Santoni-Brunelli fait sa rentrée. Du statut de résident, à la DSP, en passant par les municipales, elle affiche les convictions de son parti, Une Nouvelle Corse.

Vous êtes la seule élue de droite à avoir voté pour la coofficialité. Votre tendance corsiste va-t-elle jusqu’à soutenir la proposition limitant l’accès au foncier aux non-Corses ?

J’ai voté pour la coofficialité par conviction, mais je sais que le chemin sera long et difficile pour y parvenir.

La question de l’accession à la propriété nécessite hauteur de vue et débat apaisé. Je regrette que le sujet ait été jeté en pâture, en pleine saison estivale, par le président de l’exécutif lui-même. L’assemblée de Corse a commencé et doit continuer à plancher sur la problématique, dans une région comme la nôtre où il est clair que la spéculation immobilière doit être régulée. L’objectif est de trouver des solutions et non de cliver les Corses entre eux. Une solution pragmatique à mettre en œuvre serait de consacrer dans un projet immobilier des logements à des tarifs accessibles aux primo accédants. Sur le même principe que l’obligation pour les communes de construire des logements sociaux.

L’idée d’un statut de résident interpelle plus au niveau national qu’en Corse. L’approche des municipales rend-elle les candidats craintifs ?

Je trouve au contraire que ce sujet, sensible pour ne pas dire brûlant, fait polémique et qu’il a déjà donné lieu à des prises de position plutôt tranchées. On voit bien qu’il divise la gauche… Je trouve d’ailleurs regrettable que des débats de cette importance aient lieu par voie de presse. On assiste même à des règlements de compte publics ! Tout cela dessert la classe politique qui souffre déjà d’un déficit en termes d’image.

À l’instar de l’exécutif et des nationalistes, pensez-vous qu’une réforme de la Constitution soit nécessaire ?

Elle est indispensable au vu des dernières grandes décisions de l’assemblée de Corse : le transfert des compétences fiscales en matière de droits de succession et la coofficialité de la langue. Qui plus est, les soi-disant « pouvoirs » dont bénéficie la Corse ne sont pas opérationnels. J’en veux pour preuve tous les projets présentés à l’État dans le cadre de notre droit à l’expérimentation ou à l’adaptation législative.

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by @Lazezu  

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