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Quelques jours après le troisième verdict de perpétuité à l’encontre de son frère, Cristina Colonna ne cache pas sa lassitude. Une nouvelle bataille judiciaire perdue, même lorsque l’on s’y attend, ça laisse forcément des traces. D’autant qu’un espoir avait tout de même été esquissé au cours de ce troisième procès.
Avec la ténacité qui la caractérise, la sœur de l’homme qui a été l’ennemi public numéro un, qui a été désigné par le président de la République comme « l’assassin du préfet Erignac », a décidé de continuer de se battre à ses côtés. Avec l’ensemble de sa famille.
Le temps d’encaisser un choc qui ne fait pas moins mal parce qu’il était attendu et l’ensemble de la famille Colonna a décidé de repartir au combat.

Quelle est votre analyse du verdict de « perpétuité simple » ?
Comme en 2007, la perpétuité simple signifie qu’il n’y a aucune certitude qu’Yvan soit le tireur. Sinon il aurait eu droit à la peine de sûreté de 22 ans incompressibles. Cette justice sous influence n’a pas été cependant jusqu’au bout du raisonnement : s’il n’est pas le tireur où le situent les magistrats qui l’ont condamné ?  Dans la rue Colonel-Colonna-d’Ornano (quelle preuve est avancée ?) à la périphérie (a-t-on des éléments qui l’attestent ?) dans une proximité opérationnelle (laquelle ?)

Vous dites que la cour n’est pas certaine qu’il soit le tireur. Mais il est condamné tout de même…

Toutes ces questions auraient dû avoir des réponses au cours de ce procès aux apparences d’équité judiciaire. Après le scandaleux précédent de 2009, il a manifestement été décidé d’organiser des débats qui ne permettraient aucune contestation. On a donc, cette fois-ci, accédé à la demande essentielle d’une reconstitution, les magistrats ont feint de s’intéresser aux différents témoignages, aux explications d’Yvan et aux démonstrations de la défense. Ils ont pris des notes, posé des questions… Ils ont même accepté de motiver leur décision… Mais de quelle façon ! La difficulté pour eux était sans nul doute d’arriver à une condamnation en contournant cette obligation qui leur était faite de dire le pourquoi de leur intime conviction. Yvan est à nouveau condamné à la mort civile de façon scandaleuse, sans preuve.

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