#corse – Le Parquet fait appel de la condamnation de Carlu Pieri

Charles Pieri, 63 ans et son fils Christophe, 43 ans, ont été interpellés ce mardi 9 juillet dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge anti-terroriste parisien.

Charles Pieri a interpellé dans le Sud de l’île à Sotta et Christophe dans le Fium’Orbu, en Haute-Corse, tous deux par la police judiciaire, dans le cadre d’une commission rogatoire diligentée par le juge Gilbert Thiel. il s’agit pour la police_justice de mettre la main sur le petit fils de Carlu Pieri, les deux militants ont donc été interpellé pour avoir peut être hébergé un membre direct de la famille….

APPELS A SOUTIEN du mardi 9 juillet 2013

Corsica Libera et l’Associu Sulidarità appellent ses militants et sympathisants à se rassembler ce soir à Bastia. Rassemblement 19h Bastia commissariat

Ghjuventù Indipendentista : Suite aux arrestations, la Ghjuventù Indipendentista appelle à se joindre au rassemblement de 19h au commissariat de Bastia.

[19h00] Rassemblement à l’appel de Corsica Libera, l’Associu Sulidarità et d’A Ghjuventù Indipendentista. Selon corsematin.com Des militants de la première heure mais aussi des élus parmi lesquels Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi ou encore le président de la chambre régionale d’agriculture Joseph Colombani étaient venus soutenir les proches et la famille de Christophe Pieri qui étaient présents mardi soir devant l’hôtel de police. Un important dispositif de sécurité avait d’ailleurs été mis en place. Quatre camions de gardes mobiles de la gendarmerie nationale ont été positionnés devant le commissariat. La rue Luce-de-Casabianca, elle, avait été fermée et le passage des riverains était contrôlé et filtré par des hommes en faction

RassemblementBastiaPieriJuillet2013

PRESSE

France3Corse : Les deux hommes ont été placés en garde-à-vue dans les locaux de la police judiciaire à Ajaccio et Bastia. Selon nos informations, les enquêteurs cherchent à localiser Joseph-Marie Verdi, 19 ans, petit-fils de l’ancien leader nationaliste Charles Pieri.  « Ghjiseppu » Verdi est recherché depuis fin mai, où il avait échappé à un coup de filet mené pour arrêter les auteurs présumés de deux attentats commis en 2012 à Corte. Une dizaine de jeunes Corses membres ou proches du syndicat étudiant la Ghjuventù indipendentista ont été entendus en juin dernier dans ce dossier. Deux d’entre eux, Stéphane Tomasini et Nicolas Battini, ont été mis en examen et écroués pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.  Ces interpellations avaient donné lieu à de violents échauffourées entre les forces de l’ordre et des sympathisants et militants nationalistes devant le commissariat de Bastia.

Mercredi 10 juillet

[13h00] La Ghjuventù Indipendentista tient à dénoncer les arrestations d’hier matin et apporte son total soutien à son militant Ghjiseppu Maria Verdi ainsi qu’à sa famille. Ce n’est pas en pourchassant les patriotes que l’État français résoudra la problème corse. Teni forti o cumpà! Nous invitons également a se joindre au rassemblent organisé à 19h devant la prison d’Ajaccio Lotta Ghjuventu l’avvene si tù A Nostra cunscenza ghjé resistenza

[14h00] Comparution immédiate de Christophe Pieri au Tribunal de Bastia

[15h00] Interpellé sous commission rogatoire du Juge Thiel pour avoir peut-être hébergé son neveu en fuite, Christophe est passé en comparution immédiate pour une affaire incidente devant le tribunal correctionnel de Bastia. Christophe a été condamné ce mercredi après-midi à deux ans de prison ferme pour détention d’arme et de munitions suivant les réquisitions du procureur de la République. Il s’agit d’une peine plancher, puisque le prévenu se trouvait en situation de récidive pénale. Durant la comparution, il s’était défendu en évoquant la tentative d’assassinat qui l’avait visé en janvier dernier. « La police m’a dit que je n’aurai pas de protection, qu’est-ce-que vous voulez que je fasse pour assurer ma sécurité ? ». A près avoir salué la trentaine de militants venue assister à l’audience, Christophe Pieri a rejoint sous escorte la prison de Borgo, où il sera incarcéré. Son père, Charles, a lui aussi été arrêté ce mardi dans l’enquete sur l’hébergement de son petit fils et comparaîtra pour une affaire incidente « détention d’arme » demain à 14h à Ajaccio.

 Christophe Pieri « Les policiers m’ont informé que je ne bénéficierai pas de protection policière mais que je serai surveillé. J’ai fait le choix de rester et de travailler comme agriculteur. Si j’ai acheté une arme, c’est seulement pour me défendre. Je la transportais uniquement lorsque j’étais seul sur mon exploitation », explique à la cour Christophe Pieri.

le procureur a déclaré « le chemin que vous suivez pour vous défendre est une impasse. Cela ne fait qu’alimenter un contexte de violence et de vengeance. »

Il a ainsi demandé une peine plancher de deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt et confiscation des scellés à l’encontre du prévenu déjà condamné en 2001 et 2008, notamment pour extorsion. Après délibération, la cour a décidé de suivre les réquisitions du ministère public. La circonstance aggravante et la récidive légale ont été retenues et l’agriculteur de Prunelli di Fiurmorbu a écopé de deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt.

[17h00] Conférence de presse de Corsica libera/Associu Sulidarità en soutien à la Famille Pieri. (Julien Pernici – Alta Frequenza) – Lors d’une conférence de presse conjointe avec l’Associu Sulidarità, Corsica Libera a exprimé son plein soutien à Charles et Christophe Pieri. Alors que le premier sera jugé ce jeudi en comparution immédiate pour détention illégale d’arme et de munitions à Ajaccio, et que le second a été condamné à deux ans de prison ferme en récidive légale pour le même chef d’accusation en comparution immédiate à Bastia, le parti et l’association ont tenu à souligner l’acharnement dont est victime selon eux la famille Pieri. Ayant de francs doutes sur les motivations initiales des arrestations et perquisitions, à savoir la recherche du fils de Christophe Pieri, les deux entités n’ont pas manqué de dénoncer l’énergie employée par les services de police concernant les dossiers touchant au nationalisme, en contraste avec les difficultés rencontrées sur les dossiers de meurtres.

 On écoute François Sargentini pour Corsica Libera

Une vision partagée par Jean-Philippe Antolini, pour l’Associu Sulidarità.

CorsicaLiberaCharlesPieriChristopheFamillesoutien

Voici le texte de la conférence de presse de Corsica Libera et de l’Associu Sulidarità : 

Ce mardi de très bonne heure, la police « anti-terroriste » a procédé à l’interpellation de Charles et Christophe Pieri à leur domicile, dans le cadre d’une commission rogatoire du juge Thiel. Ils étaient soi-disant à la recherche du petit fils de Charles Pieri, lui-même poursuivi pour des attentats « présumés » à Corti en 2012 et pour lesquels des jeunes militants de Ghjuventù Indipendentista sont régulièrement interpellés. En réalité, les services de police en question n’avaient aucune raison de penser qu’ils auraient pu trouver le jeune syndicaliste étudiant chez son grand-père ou chez son oncle, mais c’était une trop belle occasion de venir fouiller chez des patriotes corses. Charles et Christophe Pieri ayant été l’un comme l’autre la cible de tentatives d’assassinats, ce serait bien, au niveau de l’efficacité de la police, voisine de zéro dans toutes les affaires qui ravagent la Corse, de trouver ne serait-ce qu’une arme de défense non déclarée chez l’un d’entre eux. Ce n’est donc pas pour assurer l’ordre et la paix publique que la police intervient, c’est avant tout pour créer un climat et mettre la pression sur ceux qui refusent de renoncer à leur revendication politique. En l’occurrence, Charles et Christophe sont non seulement des militants engagés, mais de plus, à ce jour, ils ont payé cher leur engagement.

Corsica Libera constate pour la énième fois, que faute d’être en mesure d’assurer la paix et la prospérité dans notre pays qu’il prétend gouverner, l’Etat français persévère dans sa stratégie de persécution de la contestation politique. Paradoxalement, alors que tous les discours de ministres en visite parlent de paix et de développement économique, les magistrats et leurs policiers s’efforcent de museler la parole des Nationaux. Pendant ce temps, des gangs de bandits de grand chemin ravagent la Corse et infiltrent des pans entiers de son économie. Trois mille policiers et gendarmes (sans compter les 1200 légionnaires présent dans l’île), cela fait beaucoup pour la petite Corse, et beaucoup aussi pour faire taire de jeunes militants et étudiants dont la conscience politique les conduits à défendre leur pays. L’Etat français, nous le savons, ne remplit pas les fonctions régaliennes qu’il est censé exercer : participer au développement d’un pays en retard d’équipements publics, faire appliquer la règle en matière de foncier, d’environnement et de santé, de concurrence commerciale et de lutte contre les monopoles. Il devrait également s’appliquer à favoriser l’intégration européenne de la Corse en acceptant notre différence historique et notre vocation nationale, et cesser de gouverner notre pays comme une colonie, ce qu’il est encore à ce jour. Les Nationaux et les Corses sont les seules victimes d’une situation entretenue par Paris et que manifestement on s’efforce de faire perdurer, pendant que prospère une nouvelle aristocratie de gangsters amnistiés d’avance et désormais liés aux descendants des dynasties électives qui représentent depuis toujours les intérêts français en Corse. Voilà presqu’un demi-siècle que les Nationaux, qui parlent au nom des Corses, réclament une solution politique. A l’évidence, c’est une exigence à laquelle ils ne renonceront pas : la balle est dans le camp de l’Etat qui sera bien obligé d’entendre la voix de notre Peuple. Ses représentants se sont exprimés majoritairement au sein de l’Assemblée de Corse dont ils souhaitent qu’elle devienne leur véritable Parlement.

Corsica Libera apporte un soutien total à Carlu Pieri et à son fils Christophe.

Corsica Libera

[19h00] Rassemblement à Ajaccio devant la prison à cotés du Tribunal,  à l’appel de Corsica Libera, de l’Associu Sulidarità et d’A Ghjuventù Indipendentista

 

JEUDI 11 Juillet

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[14h00] Comparution immédiate de Charles Pieri au Tribunal d’Aiacciu. Présence des militants de Corsica Libera, de l’Associu Sulidarità et de Ghjuventù Indipendentista. Le Procureur de la République a demandé 3 ans et six mois de prison ferme à l’encontre de Charles Pieri, une peine plancher pour « récidive » selon la justice. Charles Pieri a été condamné à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépot à la barre. Charles Pieri est donc incarcéré tout comme son fils Christophe qui lui a été condamné à 24 mois de prison ferme.

12 Juillet 2013

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[12h00] Charles Pieri sera rejugé. Le parquet d’Ajaccio a fait appel ce vendredi de la condamnation la veille à un an et demi de prison ferme de Charles Pieri par le Tribunal correctionnel. Le procureur de la République d’Ajaccio, Xavier Bonhomme, avait requis trois ans et demi de prison ferme pour l’ancien chef nationaliste corse, évoquant la situation de « récidive légale » alors que le prévenu était à nouveau entendu pour détention d’arme.

[19h00] Article de Corsematin.com en ligne sur CorsicaInfurmazione.org

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur Corse Matinsur Alta Frequenzasur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse, Sur Paroles de Corse
Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale, sur France 3 CorseSur Corse Net Info (CNI)

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

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