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Aprés le FLNC dit « Union des combattants » qui semble, pour l’instant, le seul mouvement clandestin actif et le FLNC dit « du 9 juillet », un nouveau FLNC a profité de la venue du ministre de l’Intérieur pour annoncer sa création. En menaçant de passer à l’action.

Le « terrorisme » ou la « propagande armée », selon les mots employés par les uns, ou les autres, c’est avant tout une histoire de communication. Et, parfois, un communiqué bien situé dans le temps, fait plus de bruit qu’une trentaine d’attentats. C’est ce qu’ont dû penser les auteurs d’une branche du FLNC qui a profité de la venue de Manuel Valls en Corse, et des journalistes qui l’accompagnaient, pour rendre public un communiqué dont, média continentaux aidant, on a entendu parler jusqu’à Paris. En effet, son contenu a été rendu public, dans la matinée du 4 juin, alors que le ministre de l’Intérieur tenait une conférence de presse à Ajaccio.

Et, quelques instants plus tard, lorsqu’il s’était rendu à l’Assemblée de Corse, il a dû y répondre. Et, comme les média continentaux, on les comprend, font peu de différence entre les différentes tendances du nationalisme armé, tout le monde a parlé du « FLNC » , comme s’il n’y en avait qu’un, alors qu’ils sont maintenant trois. Dont deux, le dernier à s’exprimer, et celui dit « du 9 juillet » n’ont, pour l’instant, pas fait autre chose que proférer des menaces, ce qui est aussi une manière de se « positionner » politiquement.

Le troisième FLNC, que l’on appelle par commodité et référence au passé, « FLNC Union des combattants » étant, dans les faits, le plus actif puisque, outre « l’exécution », en octobre 2011, d’un membre du milieu (Christian Leoni) présenté comme l’assassin d’un de ses militants (Philippe Paoli), il est à l’origine d’une nuit bleue ciblant une trentaine de résidences secondaires aux quatre coins de la Corse en décembre 2012, sa dernière opération connue. Une « campagne » qui a succédé à une autre, en septembre 2012, ayant visé la grande distribution. Pour tenter décrypter cette division de la clandestinité en trois fronts, il faudrait sans doute remonter jusqu’à la guerre inter-nationalistes qui, dans les années 90, a opposé le FLNC Canal historique (proche de la Cuncolta, devenue aujourd’hui Corsica Libera, après avoir été Corsica Nazione) au FLNC Canal habituel (proche du MPA), sans oublier, pendant un moment Resistenza (proche de l’ANC), le troisième larron.

 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse,
Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale, sur France 3 Corse, Sur Corse Net Info (CNI)

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