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Le 24 juin 2013, l’arrestation de deux exilés politiques, Jokin Aranalde, qui vient d’être désigné comme un des porte-parole du Collectif des Exilés Politiques Basques, et Beñat Atorrasagasti (visés par un mandat d’Arrêt européen-MAE))  lors d’une opération de la police française menée conjointement avec la police espagnole à Helette et Urrugne (Pays basque « français ») est  le dernier acte répressif perpétré contre le mouvement basque depuis l’arrêt par ETA de la lutte armée ( 20 octobre 2011).

Si la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Pau a décidé hier de les placer sous contrôle judiciaire et de les libérer pour l’heure, ils demeurent en attente de l’examen, le 9 juillet, des MAE émis à leur encontre par la justice espagnole, qui espère les extrader. Aujourd’hui, c’est un autre exilé politique, Aitor Zubillaga Zurutuza qui a été arrêté dans une opération conjointe des polices des deux Etats.

Si l’ETA a montré sa volonté d’une résolution politique de la Question basque, les états français et espagnols n’ont depuis répondu que par de nouvelles arrestations au sein de la mouvance basque, refusant une quelconque avancée sur le problème politique et ignorant tous les actes de bonne volonté dont a su faire preuve depuis l’ensemble du mouvement basque.

Les formidables mobilisations populaires, les multiples appels à la paix de la société basque,  les résultats en progression constante obtenus par les candidats abertzale aux diverses élections (municipales, autonomiques ou aux Cortès, malgré la politique d’interdiction suivie à l’encontre des organisations publiques basques) la mobilisation de personnalités internationales (Conférence d’Aiete entre autres) ne rencontrent que mépris de la part des deux Etats. La France en l’occurrence se contentant de suivre la politique de refus de négociation de Madrid (fermeture en mars de l’espace de dialogue avec le gouvernement espagnol à Oslo en Norvège) et multipliant les arrestations  sur son sol.

Ainsi demeure posé avec acuité le problème du rapprochement des détenus, dont les droits les plus élémentaires (rapprochement) ne sont pas respectés, alors que plusieurs d’entre eux gravement malades ne sont même pas soignés (voir la mort tragique de Xabier Lopez Peña) .

De même est ignorée la volonté de retour des Réfugiés, dont plusieurs dizaines d’entre eux se sont constitués en Collectif des Exilés Politiques Basques (EIPK),  présenté ce  12 juin  à Bayonne.  Ses porte-parole ont demandé aux gouvernements de « parler directement » avec eux pour avancer dans le processus de paix. Leur groupe interlocuteur  (14 personnes) a  participé ce  15 juin à un meeting à Biarritz , apportant leur contribution  » politique en faveur de la résolution du conflit », réaffirmant la nécessité d’établir un dialogue avec les exilés politiques basques » pour résoudre le « conflit politique », appelant les partis, les syndicats et les organisations sociales à s’impliquer dans la solution de la situation des réfugiés. La nomination d’un groupe interlocuteur est « quelque chose d’inédit pour le collectif des exilés politiques basques ».

Mais encore une fois, la réponse à cette nouvelle proposition en faveur d’une solution négociée est toujours la répression, avec l’arrestation de deux membres de ce  Collectif des Exilés Politiques Basques.

Corsica Libera, qui renouvelle son soutien total au Processus de paix initié par le mouvement abertzale basque, dénonce cette politique de répression et de refus  de dialogue par Madrid et Paris. Elle réitère son soutien total au Collectif des Exilés Politiques Basques et à ses militants incarcérés, ainsi qu’aux forces politiques basques dans leur volonté d’une résolution politique de la Question basque. Elle demande que leurs propositions soient prises en compte d’urgence, afin que la Question basque puisse être enfin abordée politiquement, pour une sortie du conflit par  un  processus politique de résolution du conflit en Euskal Herria.

Corsica Libera

 

(…)

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse,
Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale
, s
ur France 3 Corse, Sur Corse Net Info (CNI)

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

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