Produit CORSU E RIBELLU

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Avec la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, la correcte utilisation de l’argent public a toujours été une préoccupation majeure du STC.

Annuellement 23 millions d’euros de budget de fonctionnement sont alloués aux Chemins de Fer de Corse dont 15 millions de masse salariale.

L’investissement représente quant à lui 10 millions d’euros par an sur une période de dix ans, durée de l’actuelle Délégation de Service Public.

Comment dans ce contexte budgétaire peut-on expliquer que le service dû à l’usager ne s’améliore pas malgré l’implication permanente des cheminots conscients de la nécessité d’atteindre le plus haut niveau de service public en rapport avec la forte demande de transport public et l’effort financier de la Collectivité Territoriale de Corse pour le rail.

Nous dénoncions déjà il y a plus d’un an l’absence d’une véritable équipe de direction, à ce jour les postes stratégiques de directeur des ressources humaines et finances et de directeur technique ne sont toujours pas pourvus.

La commande du personnel de l’ensemble des services source de rationalisation de la gestion des agents ainsi que le pôle ingénierie capable de porter les projets ne sont toujours pas mis en place. Est-ce  de l’imprévoyance ou une volonté délibérée du directeur et du président de la société ?

L’appel au privé devient la règle à l’instar de la convention d’ingénierie ferroviaire étendue à des domaines où ressources et compétences locales existent et sans transfert de compétences. On ampute des pans entiers de l’activité des services au profit de cabinets « providentiels » ou d’entreprises parasitant les budgets de fonctionnement et empiétant sur l’activité même des cheminots.

Nous nous interrogeons sur la conduite des « affaires » de cette entreprise avec à sa tête un directeur général sans expérience professionnelle de l’activité ferroviaire, adepte d’une gestion paternaliste et au comportement atypique dans le cadre de relations sociales normales et construites.

Quant au président, la pertinence de ses analyses et des propositions n’est plus à démontrer :

–        1700 € de salaire de base pour les entreprises sauf aux CFC.

–        Réouverture de la Côte Orientale sans financement au nom des lendemains qui chantent.

–        Primauté du principe d’objectivité sur celui de neutralité envers les syndicats ;

–        Professionnalisation de l’acte de grève ;

–        Dans le domaine énergétique une proposition de centrales au charbon non polluantes ;

–        Dans le domaine des transports maritimes accord sur la privatisation de la SNCM avec la multinationale Véolia, avec le succès que l’on connait !!!

–        Dans le domaine industriel la grande réussite de l’entreprise FEMENIA !!!

Lors de l’assemblée générale des actionnaires tenue le 29 mai, les représentants du STC au Conseil d’administration ont quitté la séance en signifiant leur total désaccord avec la politique conduite aux CFC et voulu ainsi attirer l’attention des administrateurs sur des irrégularités de gestion et sur les contre-vérités contenues dans le rapport d’activité du président de la SAEML.

A travers cette conférence de presse nous voudrions insister sur certains points essentiels à nos yeux.

Nous prenons date aujourd’hui en affirmant que nous ne cautionnerons aucune gabegie des deniers publics ainsi que toute dérive dans la gestion des CFC, les premières victimes en seraient les cheminots et les usagers du service public ferroviaire.

Le contribuable se substituera une nouvelle fois à l’impéritie des dirigeants de l’entreprise CFC et nous serions contraints de jouer les pompiers de service en tant que syndicalistes dans les deux ans qui viennent.

Nous annonçons que nous avons saisi toutes les autorités compétentes tant administratives que judiciaires pour que soit mis un terme à des pratiques contraires au droit dans tous ses aspects.

Dans cet ordre d’idées, nous rappelons qu’une action est en cours auprès du Tribunal de Grande Instance de Bastia pour l’application de la Convention Collective des cheminots et portant Statut des personnels qui aurait dû entrer en vigueur le 1er avril 2013.L’audience est fixée au 09 juillet prochain.

D’autre part, nous dénonçons les tentatives d’intimidation par des menaces explicites et réitérées à l’encontre d’un militant du STC, la justice aura là aussi à se prononcer.

En cas de besoin nous saurions prendre toute disposition afin que l’on ne porte pas atteinte à l’intégrité physique et aux intérêts professionnels de ce militant.

Par ailleurs nous exigeons que cessent les pressions d’un cadre des CFC à l’encontre d’agents ayant introduit un recours devant le conseil des Prud’hommes, là aussi nous interviendrons par la force du droit.

D’autres démarches sont d’ores et déjà initiées relatives à d’autres dysfonctionnements.

Nous ne céderons à aucune provocation, conscients des enjeux et des responsabilités qui nous incombent.

Partisans convaincus du dialogue social, nous avons tout tenté, en particulier dans les instances de représentation du personnel pour trouver les solutions aux problématiques d’organisation de l’entreprise, aux modalités de sa gestion et à l’élaboration d’un projet d’entreprise.

Nous n’avons pas eu d’interlocuteur valable, capable de se hisser à la hauteur des enjeux et des solutions à mettre en œuvre.

Dans cette entreprise, nous affirmons que seuls sont pris en compte certains intérêts particuliers.

L’heure de l’action est donc venue mais frappée du sceau de la responsabilité et de la détermination.

Face à cette situation délétère et de non droit, nous allons déposer un préavis de grève afin que prévalent le droit et la justice sociale aux CFC ; les CFC  qui ne doivent en aucun cas se transformer en instrument politique au service exclusif d’intérêts particuliers ou corporatistes, hypothéquant à terme la pérennité même de l’entreprise dans son périmètre actuel et ses possibilités de développement.

 Le STC fidèle à ses principes de dénonciation, de lutte contre l’injustice sociale et de défense de l’intérêt général va relever le défi lancé aux travailleurs des Chemins de Fer de Corse par l’action unitaire et solidaire.

E COSE TORTE STRAPPANU

EVVIVA A LIBERAZIONE SUCIALE

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#corse STC Chemin de fer monte au créneau – conférence de presse

Le STC des chemins de fer tape du poing sur la table

Le directeur des Chemins de Fer de la Corse réagit aux propos du STC

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse,
Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale
s
ur France 3 CorseSur Corse Net Info (CNI)

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]