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Le mercredi 5 juin, Clément Méric, un jeune militant antifasciste breton était tué, à Paris, par un groupe de skinheads d’extrême-droite. L’auteur des coups mortels, Esteban Morillo, est militant de Troisième Voie, un groupuscule dirigé par Serge Ayoub et se réclamant du nationalisme révolutionnaire, doctrine en partie héritée des frères Strasser, idéologues du NSDAP purgés lors de la Nuit des longs couteaux. Ces derniers représentaient la branche la plus « socialiste » du parti nazi.

Troisième voie  s’inscrit également dans une mouvance européenne réunie sous le nom de Movimento Sociale Europeo (MSE). Les 25 et 26 février 2012, le MSE s’était réuni à Rome pour commémorer la mort en 1975 de Mikis Mantakas, étudiant grec militant du parti néofasciste Movimento Sociale Italiano. Parmi les participants, les animateurs du blog Corsica Patria Nostra, se voulant les représentants en Corse de ces idées réactionnaires, sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir.

Quelques heures après les faits, plusieurs journalistes et commentateurs ont cherché à mettre sur un pied d’égalité « fachos » et « antifas », présentant cela comme une bagarre entre bandes ayant mal tourné, cherchant à savoir qui était l’agresseur, qui était l’agressé, afin de déterminer le degré de responsabilité de chacun. Par ces propos, ils cherchaient à faire oublier que Clément était imprégné des idées de solidarité, de partage, de respect de l’autre. Son meurtrier et ses amis, eux, ne jurent que par la haine, le racisme, l’autoritarisme. Les faits sont simples : un militant antifasciste est tombé sous les coups de la peste brune.

La mort de Clément nous rappelle que le combat antifasciste n’est pas une lutte secondaire. Elle est la dramatique preuve que l’extrême-droite est plus que jamais présente, plus que jamais dangereuse. Non seulement son principal parti, prospérant électoralement sur la misère sociale et culturelle, le Front national, a des liens clairs avec les groupuscules comme Troisième voie (voir cet article de La Horde), mais aussi, et surtout, leurs idées sont reprises par les partis « de gouvernement », de l’UMP au PS.

La lutte antifasciste est plus que jamais d’actualité. La crise systémique du capitalisme, plongeant les peuples d’Europe, particulièrement dans notre environnement naturel méditerranéen, dans une situation économique et sociale dramatique, favorise l’extrême-droite, garde-fou du capitalisme en divisant la classe opprimée. En Corse, comme ailleurs, le danger est présent, comme nous l’ont montré les derniers résultats électoraux. Notre terre, théâtre d’une importante lutte antifasciste lors de la seconde guerre mondiale, berceau de Jean Nicoli, de Charles Bonafedi, de Dumè « Ribellu » Lucchini, doit être en première ligne dans cette lutte. En Corse, comme ailleurs, ils ne doivent pas passer ! NO PASARAN !

CONTR’A U FASCISMU, EVVIVA A SULIDARITA INTERNAZIUNALE DI I TRAVAGLIADORI !

U Cumunu

LLN/LLS

Source

NewGIFP.S D’ailleurs sur internet le représentant d’A Ghjuventù Indipendentista refuse officiellement un quelconque soutien des représentants « troisième voie » et de ses relais en Corse. 

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by @Lazezu 

Revue de Presse / Lire la suite de l’article  : 

sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse,
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