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Le Préfet STROZDA, dans une longue interview donnée à Corse-Matin à l’occasion de son départ, développe deux positions qui sont de véritables dénis de démocratie.

Première provocation : Pour M STROZDA, ceux qui, comme FEMU A CORSICA, déclarent « Si la Constitution française ne permet pas de répondre aux aspirations légitimes du peuple corse, ce n’est pas au peuple corse de s’adapter à la Constitution, c’est à la France de changer la Constitution » sont dans une posture d’affrontement ! Demander une réforme de la Constitution (laquelle a été changée 24 fois depuis 1958) pour que soient pris en compte les intérêts de la Corse et de son peuple relèverait donc, pour M STRODZA, de la « posture d’affrontement »…Cette première affirmation permet de mesurer la conception que se fait ce représentant de l’Etat du « dialogue avec la Corse »…

Beaucoup plus grave encore : le Préfet STROZDA, à une question sur le nombre d’élus protégés, répond : «Une dizaine. Ils le demandent ou nous le proposons. Comme à ceux qui dernièrement ont voté contre la coofficialité ». Cette réponse, en forme de révélation sur les pratiques et manipulations de l’Etat en Corse, est proprement scandaleuse.

Avant toute chose, il faut rappeler à M STROZDA (qui le sait au demeurant parfaitement) que le vote sur le statut de la coofficialité a été obtenu à une très large majorité : 36 voix pour, 11 non-participation, 4 absents. Il n’y a donc eu, contrairement à ce qu’il indique dans son interview, aucune voix contre. Au delà même de son résultat, ce vote traduit une aspiration profonde de la société corse, portée historiquement par l’ensemble de ses forces vives, aspiration qui bénéficie aujourd’hui d’un large consensus. Ce consensus s’est bien sûr construit en respectant les idées de ceux, citoyens ou élus, qui sont contre la coofficialité. Il procède d’un cheminement démocratique qui a abouti au vote historique de l’Assemblée de Corse, vote acquis au terme d’un débat exemplaire au sein de l’hémicycle. Malgré tout cela, l’Etat annonce aujourd’hui qu’il a, de sa propre initiative et non à la demande des personnes concernées, organisé une protection de ceux qui n’ont pas voté en faveur du statut de coofficialité. Instrumentalisant le contexte dramatique d’assassinats que connaît la Corse, l’Etat procède à un amalgame scandaleux, en envoyant à l’opinion publique le message suivant : les élus qui n’ont pas voté la coofficialité risquent d’être assassinés. Ceux qui ont voté pour la coofficialité ne l’ont pas fait librement, puisqu’un vote contraire les auraient exposés au risque d’être assassinés .

Cette déclaration du plus haut représentant de l’Etat dans l’île vise donc à l’évidence à remettre en cause la légitimité du vote historique de l’Assemblée de Corse et du cheminement démocratique qui y a conduit. Ce procédé est indigne et nous ne l’acceptons pas ! FEMU A CORSICA réaffirme son engagement total et déterminé en faveur de l’action démocratique. Nous constatons avec inquiétude que celle-ci est remise en cause par l’Etat dès lors qu’elle conduit à des résultats qui vont dans le sens de l’émancipation de ce pays. Enfin, FEMU A CORSICA exige du Gouvernement des explications publiques sur les déclarations du Préfet STROZDA.

FEMU A CORSICA

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse,
Sur Alcudina, s
ur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale, s
ur France 3 Corse, Sur Corse Net Info (CNI)

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